En direct

1.500 étudiants en médecine, pharmacie ou dentisterie empêchés de manifester

  •    Les protestataires, vêtus de leur blouse blanche portant les messages "médecins résidents en grève" ou "pharmaciens en grève" ou encore "chirurgiens dentistes en grève", avaient commencé à se rassembler vers 9h00 (08h00 GMT) dans l’enceinte de l’hôpital Mustapha Pacha, le plus grand de la capitale.
  •  
  •    A la mi-journée, ils ont entamé une marche à l’intérieur de Mustapha Bacha avant de chercher à sortir en direction de la présidence ou du parlement.
  •  
  •    Les manifestants ont été bloqués par les forces de l’ordre, nombreuses dans la rue et dotées de véhicules blindés anti-émeutes, et par des agents de sécurité de l’hôpital qui avaient fermé le portail d’entrée. Ainsi, les urgences ont dû emprunter l’entrée de service réservées aux fonctionnaires, a constaté un journaliste de l’AFP.
  •  
  •    Scandant des slogans pour le respect de leur profession, ils arboraient notamment la banderole: "Je suis chirurgien dentiste, je soigne, je prescris et je ne suis pas docteur".
  •  
  •    Les étudiants en pharmacie et en chirurgie dentaire revendiquent une revalorisation de leur diplôme. En vertu de nouvelles dispositions gouvernementales, ils ne sont plus dénommés "Docteurs" en fin d’études mais "diplômés" de pharmacie ou de chirurgie dentaire. Selon eux, c’est une dégradation de leur statut qui les réduit à de simples paramédicaux, diminuant  d’autant leur grille salariale.
  •  
  •    "Le plus important c’est pas l’appellation mais notre grade dans la fonction publique qui est plus près actuellement des paramédicaux que des médecins", s’est insurgé Achraf, l’un de leurs porte-parole.
  •  
  •    De leur côté, les médecins en spécialisation, appelés médecins résidents, réclament une augmentation de salaire et l’annulation du service civil, qui les oblige en fin d’études à exercer deux à quatre ans dans les zones reculées du pays.
  •  
  •    Le ministre de la Santé, Djamel Ould Abbes, a eu des discussions avec des représentants des différents secteurs de la santé et a promis mardi des augmentations de salaire, allant jusqu’à 70% avec effet rétroactif sur deux ans, d’ici le mois prochain. 
  •  
  •    Le ministre s’est également engagé sur une révision des statuts et du service civil.
  •  
  •    Les étudiants soulignent que de nombreuses promesses faites dans le passé par le ministre n’ont pas été tenues.
  •    
  • Ennaharonline

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Le contenu est protégé !!