Economie

1er mai: sur fond de marasme économique

  •    A Berlin, la mobilisation syndicale était minimale, les confédérations ayant choisi de se concentrer sur Brême (nord). Mais une cinquantaine de personnes avaient déjà été interpellées dans la nuit de jeudi à vendredi à l’issue des traditionnelles bagarres entre des "autonomes" et la police.
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  •    Le 1er mai est depuis des décennies marqué par des affrontements plus ou moins violents entre protestataires et policiers, et l’extrême gauche veut faire une démonstration de force en cette année 2009, en pleine récession économique. La police, qui s’attendait à des heurts plus violents en fin de journée, d’autant que des manifestations d’extrême droite étaient prévues, a  porté ses effectifs à quelque 5.000 hommes dans la capitale.
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  •    "Ca ne peut pas continuer comme ça", a affirmé un responsable du puissant syndicat IG Metall, Detlef Wetzel, lors d’un rassemblement dans l’ex-RDA. "Il faut un ordre économique dont l’objectif est le bien-être des gens et non pas qui serve aux riches à devenir plus riches".
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  •    De son côté, le président de la Confédération des syndicats allemands DGB), Michael Sommer, a estimé que l’économie allemande ne voyait "aucune lumière au bout du tunnel".
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  •    Des affrontements entre jeunes manifestants et policiers anti-émeutes ont également éclaté à Istanbul, faisant au moins 8 blessés, en marge d’un imposant cortège du 1er mai dont une partie a, pour la première fois, été autorisée à occuper la place la plus connue de la ville.
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  •    Des groupes de centaines de manifestants se sont affrontés durant plusieurs heures à la police anti-émeute, lançant pierres, cocktails Molotov et boulons et cassant des vitrines de banques et de boutiques du centre ville.
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  •    La police a fait usage des canons à eau, des véhicules blindés et tirés des gaz lacrymogènes pour disperser les émeutiers.
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  •    En France, les rassemblements revêtaient un caractère exceptionnel car pour la première fois de leur histoire, tous les syndicats apparaissent unis contre la politique du président Nicolas Sarkozy.
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  •    Dans un pays où la contestation s’est radicalisée comme nulle part ailleurs en Europe, avec notamment des séquestrations de patrons, plus de 280 défilés unitaires étaient prévus dont le plus important dans l’après-midi à Paris.
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  •    En Italie, les leaders des principaux syndicats se sont réunis à L’Aquila en signe de solidarité avec les quelque 300 morts du récent séisme.
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  •    En Espagne, des milliers de travailleurs étaient attendus pour défiler dans le centre de Madrid à l’appel des deux grands syndicats, CCOO et UGT, sous le slogan "Face à la crise: emploi, investissement public et protection sociale".
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  •    Ce 1er mai a été qualifié par les leaders syndicaux d’UGT, Candido Mendez et de CCOO, Ignacio Fernandez Toxo, comme "le plus important des 15 dernières années", alors que l’Espagne est plongée dans la crise avec un taux de chômage de 17,36%, le plus haut de la zone euro.
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  •    En Russie, la police a arrêté une centaine de sympathisants d’extrême-droite et de militants anti-immigration qui tentaient de manifester à Saint-Petersbourg, tandis que des défilés ont marqué le 1er mai dans plusieurs villes d’ex-URSS.
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  •    A Varsovie, des manifestants se sont notamment rassemblés devant le siège du Parlement, en scandant: "liberté, égalité, socialisme".
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  •    En Grèce, les syndicats ont, comme de coutume, célébré le 1er mai dans la division. A Athènes, deux rassemblements ont réuni plusieurs milliers de personnes dans le centre, le plus fourni à l’appel du front syndical communiste PAME sous le slogan "C’est à la ploutocratie de payer la crise".
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  •    A Vienne, environ 100.000 personnes ont participé au rassemblement du parti social-démocrate SPÖ tandis qu’à Sofia, le Premier ministre Serguei Stanichev a promis que son parti aidera la Bulgarie à traverser "les eaux turbulentes de la crise économique".
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  •    En Asie, des défilés ont également eu lieu à Tokyo, Séoul ou encore Manille.
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  • Ennaharonline/ AFP

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