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En 2019, les Algériens meurent asphyxiés par le monoxyde de carbone…

Algérie – Tout le monde devrait s’impliquer pour arrêter l’hécatombe. En 2019, les Algériens, dont les foyers sont raccordés ou pas au gaz, meurent asphyxiés par le monoxyde de carbone. Par ces temps de grand froid, le nombre des victimes a augmenté considérablement. Il rivalise avec celui des accidents de la route.

De quoi avoir peur. En seulement 48 heures, au moins quatre personnes ont trouvé la mort et 43 autres incommodées, selon un bilan officiel. Dans la wilaya de Mila, c’est une famille entière composée de trois personnes qui a péri à cause des émissions de gaz. La semaine dernière, neuf personnes, soit deux familles, sont mortes à Batna et Tlemcen.

A Bord Bou Arréridj, les éléments de la Protection civile ont été en état d’alerte maximale. Leurs interventions ont permis de sauver la vie à 25 âmes vivantes. Le même genre d’intervention a d’ailleurs été mené dans plusieurs autres villes touchées par la vague de froid de neige, à savoir Sétif, Tizi Ouzou, Bouira, Médéa, Constantine et Annaba.

A chaque hiver, le même scénario se répète sans que les responsables ne s’en inquiètent davantage. Certes, des campagnes de sensibilisation sont médiatisées. Elles resteront creuses faute d’action concrète. Une armada de mesures existe pourtant.

Les dangers du gaz sont connus de tout le monde ou presque. Les réflexes à adopter pour agir en conséquence en cas de fuite le sont également. Cela n’empêche pas la mort de plusieurs personnes notamment de décembre à janvier. A qui la faute alors ? Elle est partagée.

Ailleurs, dans les pays dits développés, les installations de ce qu’on appelle communément le gaz de ville sont surveillées minutieusement, si existence. Les services de contrôle ne badinent pas en effet. Tout passe au peigne au fin, de l’installation elle-même jusqu’aux évacuations et tubes utilisés.

Dans les grandes villes, c’est le chauffage collectif et électrique qui l’emporte. Le gaz est banni même des cuisines des foyers. En Algérie, malheureusement, l’on n’y pense tout simplement pas, malgré la catastrophe. Dans l’écrasante majorité de nos cités, qu’elles soient vieilles ou construites récemment, le gaz est laissé à portée de toutes les mains, même celles des enfants…

 

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