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300 Milliards de Dollars détournés en 20 ans ! (Pr Benmihoub)

Algérie – 30% de la dépense publique opérée au cours des 20 dernières années (quelque 1.000 milliards de dollars), ont été détournés. Soit plus de 300 milliards de dollars !

C’est ce que relève le professeur Mohamed-Cherif Benmihoub qui intervenait ce lundi 17 juin sur les ondes de la chaine III de la radio nationale.

Il observe que la corruption s’est, au fil des ans, trouvée disséminée à tous les niveaux d’activités (collectivités, entreprises, institutions,…). Particulièrement, note-t-il, là où existent des possibilités d’accès aux marchés publics, auxquels on ne peut prétendre « si on ne verse pas des ‘’pots de vin ‘’.

Celui-ci impute cette situation à la « perversion morale » des personnes impliquées et à sa corrélation avec les commandes publiques, constatant que « plus le budget de l’Etat est important, plus la corruption a tendance à se généraliser ». Pour lui, cette derrière a toujours existé, d’autant, explique-t-il, que le système politique a préféré avoir à faire à des « clients » et à cultiver les « compromis ».

Au fil des années, constate l’intervenant, cette situation a finie par devenir une « règle normale de fonctionnement ». Certaines personnes, dit-il, poussant jusqu’à payer pour accéder à des postes au sein d’organismes et d’institutions de l’Etat et attendant en retour une compensation financière autrement plus importante que leur « mise » de départ.

 « Le système de  gouvernance doit changer » 

Pour l’analyste en économie, pour prétendre mener la lutte contre cette déchéance, il faudrait nécessairement passer par la révision en profondeur du « système » tel qu’il  fonctionne, en engageant « la réforme du système de  gouvernance ».

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One Comment

  1. La corruption quasi généralisée en Algérie fait partie des travaux dirigés et des travaux pratiques (TD et TP) en dimensions réelles pour en déduire les effets et les mécanismes générés. Ainsi, comme le capitalisme ou tout autre système économique, le corruptisme (système basé sur la corruption) porte en lu-même ses propres contradictions qui, au final participent à sa destruction.
    En effet, si la théorie a permis de tirer des conclusions théoriques sur le corruptisme, il a fallu la confirmation pratique et, c’est l’Algérie qui a été utilisée comme laboratoire, comme d’habitude (capitalisme d’état, terrorisme, démocratie de façade, etc…), pour conforter la théorie et aller même au delà dans les résultats.

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