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5e jour de campagne : les partis politiques appellent au "changement" par les urnes


Les partis politiques, en lice pour les législatives du 10 mai, ont appelé jeudi, au 5e jour de la campagne, au "changement" et à la "rupture" avec le passé et ce par un vote "massif" lors du prochain rendez-vous électoral.

Au même moment, le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, Daho Ould Kablia, a informé le président de la Commission nationale de surveillance des élections, Mohamed Seddiki, du détail des instructions données aux walis concernant l’impartialité de l’administration et la régularité du scrutin.

"Algérie nouvelle", "Etat démocratique", "Vrai changement", "Les lois du changement", sont, entre autres, les différentes expressions utilisées par la majorité des chefs de parti au cours de leurs interventions pour attirer le maximum d’électeurs. Ainsi, le président du parti Jil Jadid, Sofiane Djilali, a affirmé, depuis Oran, la capitale de l’Ouest, que la participation de son parti à ce scrutin constituait un début de parcours pour parachever la construction d’une "Algérie nouvelle".

De son côté, le président du Front national pour la justice sociale (FNJS), Khaled Bounedjma, a indiqué à Aïn-Sefra, dans la wilaya de Naâma, que les élections étaient un "passage obligé" pour un vrai changement et une consolidation des institutions de l’Etat algérien.

Il a, à cet effet, invité les citoyens à une participation "massive" à ce rendez-vous électoral pour pouvoir choisir des "hommes sincères et compétents", rappelant que le programme de sa formation accordait un grand intérêt aux jeunes et apportait des idées à même de permettre une prise en charge des préoccupations de cette frange sociale.

Même son de cloche chez le secrétaire général du Parti du renouveau algérien (PRA), Kamel Bensalem, qui a soutenu, depuis Aïn Defla, que les élections législatives du 10 mai constituaient une "date historique" pour le peuple algérien dans la voie de la construction d’un "Etat démocratique".

L’orateur a estimé que "l’Etat de droit, socle sur lequel repose notre programme, n’est pas un slogan", tout en affirmant que la participation de son parti à ce scrutin constituait un début de parcours pour parachever la construction d’une "Algérie nouvelle". Il a souligné aussi que les Algériens ne devaient pas "rester indifférents" sans rien entreprendre "pour changer le cours des choses".

A Mila, le secrétaire général du parti du Front de libération nationale (FLN), Abdelaziz Belkhadem, a considéré que "tous les regards étaient braqués sur les élections en Algérie" et qu’il était donc "du devoir de tous de gagner cette bataille électorale pour consacrer les lois du changement qui ne peut souffrir aucune entrave ni aucun report".

Toujours à Mila, plus précisément à Chelghoum Laïd, la secrétaire générale du parti des travailleurs (PT), Louiza Hanoune, a indiqué que "l’heure de la rupture avec toutes les formes d’anarchie, d’exploitation, de dépassements, de corruption et de fragilité sociale était arrivée", et qu’il était "grand temps pour mettre le devenir de l’Algérie entre les mains des Algériens eux-mêmes". Elle a ainsi appelé, lors d’un meeting populaire, à un vote massif aux prochaines législatives pour "fermer la parenthèse de la tragédie nationale".

A Sétif, le président du Parti national algérien (PNA), Youcef Hamidi, a évoqué, pour sa part, le discours du président de la République du 23 février dernier, soulignant que grâce au chef de l’Etat, la voie était aujourd’hui "ouverte à tous, notamment aux plus jeunes" pour participer aux efforts de développement et de changement lequel, selon lui, doit être "pacifique, respectueux des règles de la morale et fidèle envers la patrie et les martyrs de Novembre".

Pas très loin de Sétif, le président du parti El Fedjr El Djadid, Tahar Benbaïbeche, a souligné depuis Batna que le devenir de tout le pays était en jeu, ajoutant que le président de la République avait présenté "les garanties nécessaires" et qu’il fallait maintenant que les citoyens "saisissent cette opportunité et aillent voter massivement pour assurer l’avènement du changement voulu".

Le peuple algérien doit être "convaincu" que les prochaines législatives seront ’’cette fois-ci propres’’ et qu’il faudrait les consolider par une forte participation afin ’’d’opérer un changement pacifique", a-t-il ainsi lâché.

Dans le même registre, le président du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), Mohamed Saïd, a exprimé sa conviction que les législatives prochaines constituaient "une opportunité réelle pour provoquer un changement idoine sur tous les plans, notamment politique".

"Ceux qui refusent le changement cherchent à agir dans l’opacité et à maintenir le statu quo", a lancé M. Mohamed Saïd lors d’un meeting électoral qu’il a animé à Dellys (Boumerdès), mettant en garde contre ceux qui "distillent le désespoir dans les milieux juvéniles, pour les détourner de leur devoir électoral".

Il a estimé qu’"il importe beaucoup d’œuvrer au changement des mentalités, par la réhabilitation de la politique en mettant l’intérêt suprême de la patrie au-dessus des intérêts personnels et des considérations partisanes étroites".

Même discours chez le président du Front du changement (FJ), Abdelmadjid Menasra, qui a appelé à Bouira les électeurs à ne pas rater l’occasion qu’offre le prochain scrutin législatif en vue de "provoquer, par l’acte de vote, le changement et maintenir l’espoir". "Les prochaines élections sont une occasion que le peuple se doit de saisir pour réaliser un changement porteur d’espoir et qui se fera grâce aux programmes nouveaux que présenteront les partis", a-t-il dit.

Le secrétaire général du Front de la bonne gouvernance (FBG), Aïssa Belhadi, a abondé dans le même sens en affirmant, depuis Tizi-Ouzou, que le prochain rendez-vous électoral sera "décisif" car il garantirait "la stabilité du pays et le changement pacifique par la voie des urnes", avant d’appeler les citoyens à voter en masse pour "faire barrage aux partisans de l’abstention".

A Mostaganem, le président du Parti El-Karama, Mohamed Benhamou, a proposé, lui, qu’au-delà de la saine compétition électorale pour les prochaines législatives, les partis politiques devraient unir leurs forces pour "faire échec aux tentatives de déstabilisation de l’Algérie", alors que le président du parti d’Ahd 54, Ali-Faouzi Rebaïne, a appelé, depuis Batna, tous les Algériens à "s’impliquer davantage dans la construction du pays" et à "le préserver des périls qui le guettent".

Si la majorité des partis ont parlé jeudi de "changement", ce n’est pas le cas du secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, qui a appelé à Annaba les citoyens à voter en masse pour "préserver et consolider l’unité nationale, la cohésion sociale et la stabilité du pays", son credo étant la continuité. Animant un meeting électoral au théâtre régional Azzedine Medjoubi, M. Ouyahia a expliqué que son parti visait, entre autres, à assurer "la poursuite du développement du pays et l’avenir de la jeunesse à travers la prise en charge de ses préoccupations".

Le président du Front de l’Algérie nouvelle (FAN), Djamel Benabdeslam, a promis, lui, que son parti réviserait, s’il était élu, "le mode de financement du trésor public", relevant, depuis Mila, que les ressources du trésor "provenaient à 40% de la rente et de la fiscalité pétrolières", ce qui traduit, selon lui, "l’incapacité des gouvernements successifs à réduire la dépendance de l’économie nationale vis-à-vis des hydrocarbures".

De l’autre côté du pays, la présidente du Parti de l’équité et la proclamation (PEP), Naïma Salhi, a insisté à Sidi Bel-Abbès, sur l’importance d’offrir toutes les conditions au citoyen algérien pour éviter la fuite de cerveaux. Mme Salhi a estimé, en ce sens, qu’il était judicieux d’ouvrir le champ aux Algériens pour investir leur argent au pays et créer de nouveaux emplois.

Le président du Front national algérien (FNA), Moussa Touati a mis en exergue à Sedrata (Souk Ahras) "la nécessité de reconsidérer et de réformer le système éducatif algérien" et ce sur "la base de la dimension prise par la société algérienne".

Enfin, le président du Front national des libertés (FNL), Mohamed Zerrouki, s’est engagé, à Mostaganem, à soulever au parlement les problèmes et préoccupations, de la jeunesse surtout, autrement, a-t-il averti, le parti s’auto-dissoudra et quittera la scène politique".

 
 Algerie – ennaharonline
 

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