Economie

80 millions de dollars détournés dans une cyberattaque visant des banques

Une vague de cyberattaques visant des  banques américaines, européennes et latino-américaines a permis à ses auteurs  de récolter près de 80 millions de dollars, selon une étude publiée mardi par  deux sociétés spécialisées dans la cybersécurité.    Selon cette étude de Guardian Analytics et McAfee, les auteurs de  "l’Opération Flambeur" ont cherché à dérober entre 75 millions et 2,5 milliards  de dollars de 60 banques dans le monde.    Le réseau a utilisé des techniques "sophistiquées" et visé des comptes en  banque très fournis en Europe, avant de migrer vers l’Amérique latine puis les  Etats-Unis, soulignent les sociétés, qui donnent un aperçu rare des  cyberattaques pouvant viser les établissements financiers.    "A notre connaissance, le plan a permis d’amasser près de 80 millions de  dollars dans le monde, et ce chiffre pourrait être bien plus élevé", souligne  l’étude.    "Au moment où notre étude est publiée, nous travaillons activement avec les  forces de l’ordre pour mettre un terme à ces attaques", soulignent Guardian  Analytics et McAfee.    Pour parvenir à leurs fins, les malfaiteurs "tentaient de transférer sur  des comptes professionnels factices des sommes allant jusqu’à 100.000 euros",  poursuivent-ils.    Aux Etats-Unis, les victimes de ces attaques "étaient toujours des sociétés  avec des comptes commerciaux sur lesquels se trouvaient plusieurs millions de  dollars".    Dans la plupart des cas, les victimes étaient contactées en ligne, entre  autres par des courriels, leur demandant des détails sur leurs comptes ou leurs  codes de connexion.    Les premières attaques ont visé "une banque populaire en Italie et ses  comptes de particuliers ou professionnels", avance l’étude. Au fur et à mesure  des attaques, les malfaiteurs ont fait preuve de davantage de sophistication,  souligne-t-elle également.    Les attaques ont visé tous les types d’établissements bancaires,  poursuit-elle, des coopératives aux établissements internationaux, en passant  par des banques régionales.    Certaines de ces attaques passaient par un serveur en Californie, mais les  auteurs de l’étude assurent avoir trouvé des preuves que les fraudeurs se  connectaient depuis Moscou pour effectuer certaines des transactions.
 
 

 Algerie – ennaharonline

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