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A Tripoli, des milliers d'affiches remplacent les portraits de Kadhafi

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Les visages des candidats aux élections de  samedi sont placardés dans toutes les rues de la capitale libyenne, où seul  l’ex-dirigeant Mouammar Kadhafi avait autrefois le privilège de voir son  portrait tapisser les murs.    La campagne a transformé Tripoli en une forêt d’affiches électorales, et  les portraits des candidats se sont multipliés dans les lieux les plus  fréquentés: carrefours, écoles magasins ou cafés. Depuis le début de la  campagne qui s’achève jeudi, les posters s’agrandissent de jour en jour, chacun  tentant de se faire remarquer plus que les autres.    Pour se faire connaître, les grands moyens ont été déployés par les  candidats indépendants comme par les partis politiques, lors des premières  élections libres après plus de quatre décennies de dictature du Guide suprême  Kadhafi.    La Commission électorale libyenne avait plafonné le financement de la  campagne à 70.000 dinars libyens (56.000 dollars) pour les indépendants et à  150.000 dinars (120.000 dollars) pour les partis politiques. Mais en l’absence  de mécanisme de contrôle, il sera compliqué de déterminer si les candidats ont  respecté ces limites.    Si certains passants s’attardent devant les affiches, plus par curiosité  que par intérêt, la majorité des Libyens ne savent pas comment va se dérouler  le vote, ni pour qui ils voteront samedi, notamment dans la capitale et les  grands centres urbains, où les liens tribaux sont distendus.    Ahmed Belhaj Larbi, 60 ans, observant une affiche électorale sur la façade  d’un magasin à Tripoli, affirme ne pas connaître les candidats en lice dans sa  circonscription de Hay al-Andlous, un quartier résidentiel du centre de la  capitale.    Ce retraité de La Poste, a reconnu ignorer la procédure à suivre pour  voter, affirmant qu’il se contentera d’"imiter les autres" le jour du scrutin.    Les 18 jours de la campagne n’ont pas suffit aux Libyens à se familiariser  avec les candidats et le processus électoral, malgré les dépliants et guides  édités par la Commission électorale.    La Commission reconnaît le manque de sensibilisation et déplore le peu  d’efforts faits par les médias pour vulgariser et diffuser ces informations  auprès de la population.    L’écrasante majorité des candidats sont de nouveaux visages en politique.  Certains sont revenus au pays après plusieurs années d’exil. En effet, former  un parti politique sous l’ère Kadhafi était assimilé à une haute trahison.    "Les Libyens nourrissent de grands espoirs sur ces élections en tant que  première étape devant jeter les bases d’un Etat de droit doté d’institutions  fiables assurant une alternance pacifique au pouvoir", a estimé Abdelmajid  Mahjoub, un universitaire, qui qualifie les élections de "délivrance" pour le  pays.    La Libye et ses partenaires internationaux ne s’attendent pas à un  processus électoral parfait, mais espèrent surtout qu’il se déroule  pacifiquement, notamment après des menaces de boycott et de sabotage dans l’Est  du pays et de violents affrontements à l’ouest et dans le désert libyen ces  derniers mois.    "Ce vote peut être assimilé à une répétition" pour les scrutins à venir, a  estimé un diplomate occidental.

  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
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bilel messoudi

Journaliste-Rédacteur du site web ALG24 depuis décembre 2014
Dans la presse électronique depuis avril 2009. Spécialisé dans l’information de sports .
adresse: cité 722 logement sidi yaya – hidra alger
bilel-messoudi@ennaharonline.com

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