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Quand Abdou Semmar travaillait pour un site ouvertement hostile à l’Algérie

Algérie – Placé en détention provisoire ce jeudi 25 octobre, Abdou Semmar, de son vrai nom Mohamed Abderrahmane Semmar, a collaboré pendant deux ans (2015 /2017) avec Mondafrique, un site ouvertement hostile à l’Algérie et viscéralement pro marocain.

Abdou Semmar, également fondateur du site d’information Algérie Part, a écrit au total 156 articles pour ce média dirigé par le journaliste français Nicolas Beau. L’intégralité était signée sous le pseudo Louise Dimitrakis.

Si certains de ses titres relevaient de l’actualité, d’autres pourraient être casés aisément dans la rubrique : « propagande anti-algérienne de Mondafrique ». Deux Exemples marquants.

Dans un article intitulé « Ramtane Lamamra, l’homme qui dérange Bouteflika », Abdou Semmar est revenu sur l’éviction de l’ancien ministre des Affaires Etrangères du gouvernement.

D’emblée, le journaliste présente que Ramtane Lamamra était une source d’inquiétude pour pour le président Bouteflika. « L’entourage et proches du président Bouteflika ne veulent pas d’un concurrent qui peut faire de l’ombre à celui qui sera choisi pour remplacer le charismatique Abdelaziz Bouteflika si ce dernier s’avère incapable de poursuivre son règne au-delà de 2019 », avait-il notamment écrit.

Le présentant comme un homme au réseau tentaculaire, Abdou Semmar a affirmé que « la feuille de route » de l’ancien MAE « fut longtemps bloquée et ralentie par le Président Abdelaziz Bouteflika qui voyait d’un très mauvais œil la montée en puissance de ce ministre potentiellement menaçant pour l’avenir du clan ».

Dans un autre titré, « La diplomatie algérienne veut torpiller l’axe Paris-Rabat », le fondateur d’Algérie Part a abordé la rivalité entre l’Algérie et le Maroc sur la scène africaine. Là également, Abdou Semmar décrit le voisin de l’ouest comme un pays dont l’influence ne cesse de gagner du terrain en Afrique.

Du coup, Alger, faute d’action, tente de freiner par tous les moyens l’avancée de Rabat. « L’Algérie tente le tout pour le tout afin de limiter l’influence du Maroc sur la coopération économique entre l’Europe et l’Afrique », a-t-il estimé, s’en prenant indirectement à Abdelkader Messahel, ministre des Affaires Etrangères.

« Le ministre des affaires étrangères, Abdelkader Messahel qui veut faire oublier le charisme de son prédécesseur Ramtane Lamamra, est parti en croisade contre l’axe Paris-Rabat. La sortie médiatique très agressive du ministre contre le Maroc lors de l’Université d’été du FCE, le puissant patronat algérien présidé par le milliardaire Ali Haddad, n’est que le premier épisode d’un feuilleton écrit dans les coulisses par le chef de la diplomatie algérienne », a-t-il ajouté.

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