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Abou Omar Abdelbir « Nous avons demandé à Zerkaoui de kidnapper des français pour les échanger contre El Para »

  • Abdelbir, dans son entretien avec « El Hayat » à Alger, raconte : « L’idée de rejoindre El Qaïda est venue suite à l’arrestation de Abderrezak El para (Amari Saïfi, un des émirs du GSPC) au Tchad en 2004. il y avait dans notre groupe un nommé Abdelilah qui a eu l’idée de faire libérer El Para. Il nous a dit que El Para était détenu au Tchad par un groupe de rebelle reconnu par la France. Alors, nous pouvons exercer des pressions sur la France par l’intermédiaire de Abou Mosaâb Zarkaoui, émir d’El Qaïda en Irak. Nous demanderons à Zarkaoui de kidnapper des ressortissants français que nous échangerons contre la liberté d’El Para. La France fera des pressions à son tour sur les rebelles tchadiens pour qu’ils relâchent El Para. C’est ainsi que Abou Mosaâb Abdelouadoud (Abdelmalek Droukdal) accepte l’idée de Abdelilah. Il accepta de contacter Mosaâb Zarkaoui dans ce sens en fin de l’année 2004 par Internet et nous eûmes une réponse de Zarkaoui nous disant que ce n’était pas un problème et que notre demande a été acceptée et qu’il allait faire cela dès que l’occasion se présente. A cette période, Abderrezak El Para a été accueilli par les autorités algériennes (après une médiation libyenne avec les rebelles tchadiens contre une grosse somme d’argent versée aux rebelles).
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  • Avec le retour d’El para, il n’était plus nécessaire de kidnapper des français. Il n’y avait aucune raison de le faire. Abdelouadoud avait envoyé une lettre à Zarkaoui l’informant qu’il n’était plus nécessaire de le faire. Zarkaoui lui répond par une lettre lui proposant de se joindre à El Qaïda. C’est ainsi que l’idée de se joindre à El Qaïda est venue. Les dirigeants du GIA sont alors resté en contact avec Zarkaoui jusqu’à l’année 2006 lorsque le groupe accepta l’idée de se joindre à El Qaïda. Il y avait une opposition mais les opposants ont trouvé qu’ils n’avaient d’autres choix.
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  • Il y avait beaucoup d’opposants tels Aboul Abbas (Mokhtar Belmokhtar) ou Laouar qui était émir du GSPC pour la région sud. L’idée de rejoindre El Qaïda a été annoncée par Edhawahiri en 2006.
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  • Abou Omar Abdelbir raconte que l’adhésion du groupe salafiste à El Qaïda a été en quelques sortes une issue en cette période entre 2005 et 2006. C’était la période de la réconciliation en algérie. Le groupe qui était dirigé par Droukdal tentait de casser cette réconciliation.
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  • Selon Abdelbir, l’adhésion à El Qaïda en 2006 est survenue après sa reddition en 2005 mais il avait des données sur le sujet qui se préparait depuis 2004.
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  • Pourquoi vous êtes vous rendu ?
  • Abdelbir, qui avait rejoint le groupe en 1993 répond « Il y avait des contacts suite à l’initiative de Hattab (l’appel à la réconciliation) mais il n’y avait pas de coordination à cent pour cent. J’étais avec Hattab et lui comptait faire part de son initiative lors d’une réunion qui regroupait 17 des chefs du groupe salafiste GSPC. Malheureusement, il y avait des gens de la région de Blida (Extrémistes). Hattab, depuis 2001, parlait de cette réconciliation proposée par le président Abdelaziz Bouteflika. Les autorité algériennes ont libéré Ali Belhadj (deuxième homme du Front Islamiste du Salut). Nous y avions vu un bon signe de la part de l’état algérien. C’était en 2001, est ils étaient présent (les leaders du groupe) j’étais le plus jeunes, j’avais 19 ans. Lors des discussions, certains ont dit que ceci est la solution (participer à la réconciliation) et qu’il n’y avait pas d’autres solutions. D’autres se sont joints à la réunion et il n’était pas facile de parler en toute sincérité de la réconciliation.
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  • Ennahar

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