Monde

Abou Qatada: la Jordanie a donné des assurances sur un procès "équitable"

 Le gouvernement de Jordanie a assuré au  secrétaire d’Etat britannique chargé de la Sécurité, James Brokenshire, en  visite dans le pays, que l’islamiste jordanien Abou Qatada serait jugé  "équitablement" s’il rentrait dans son pays, a dit à l’AFP une source  gouvernementale.   M. Brokenshire a rencontré mardi à Amman le ministre d’Etat pour les  Affaires législatives Ayman Odeh avant de rencontrer mercredi le Premier  ministre Aoun Khassawneh, "pour discuter du dossier de l’éventuelle extradition  d’Abou Qatada", a précisé cette source sous couvert de l’anonymat.  "Le message passé au responsable britannique est que la Jordanie est  engagée à protéger les droits légaux du citoyen jordanien Abou Qatada", a dit  la source.  "S’il venait en Jordanie, il serait jugé équitablement et en toute  transparence", a-t-il souligné. Contactés par l’AFP, deux frères d’Abou Qatada ont affirmé ne pas vouloir  commenter son retour en Jordanie "avant que les choses ne soient claires".    "Abou Qatada nous a demandé de rester discrets pour ne pas affecter  négativement les procédures", a dit l’un d’eux, Ibrahim Abou Omar.    La Grande-Bretagne tente de trouver un moyen pour renvoyer en Jordanie Abou  Qatada, qui fut un temps considéré comme le chef spirituel d’Al-Qaïda en  Europe. Libéré sous conditions mardi, il qui pourrait être totalement libre de  ses mouvements sous trois mois.  M. Brokenshire a été envoyé à Amman dans l’espoir d’y obtenir des  assurances de nature à convaincre la Cour européenne des droits de l’Homme que  l’islamiste pourrait avoir un procès équitable en Jordanie.    La Cour de Strasbourg avait bloqué en janvier l’extradition d’Abou Qatada,  condamné en 1998 en son absence à 15 ans de travaux forcés pour la préparation d’attentats, au motif que des preuves obtenues sous la torture pourraient être  retenues contre lui.   Le ministre Ayman Odeh a affirmé lundi soir sur Sky News que son pays avait voté un amendement constitutionnel en septembre pour interdire l’utilisation de  preuves obtenues par la torture.  "Nous faisons le nécessaire pour donner ces assurances au gouvernement  britannique. Quelque chose sera fait très bientôt à ce propos", a-t-il promis.

 

 

 

Algérie- ennaharonline

 

 

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Le contenu est protégé !!