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Abou Salah parle des déviations d’El Qaïda

  • Selon des sources crédibles, le porte parole de l’organisation ‘El Qaïda au Maghreb Islamique’, Mohamed Abou Salah, de son vrai nom Salaheddine Kassemi aurait adressé à la fin du mois d’avril dernier, une lettre manuscrite de dix pages aux services de sécurité, par l’intermédiaire d’un ancien chef de l’organisation ‘Groupe salafiste pour la prédication et le combat’ qui avait quitté les activités armées sans couper ses relations avec lui.
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  • Selon les sources d’Ennahar, Abou Salah, dans sa lettre adressée aux services de sécurité aurait fait savoir qu’il espère du président de la république Abdelaziz Bouteflika que ce dernier décrète de nouvelles loi qui aideraient les jeunes hommes armés à rentrer chez eux et mettre un terme à la fitna en Algérie.
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  • Salaheddine déclare dans sa missive qu’il avait refusé pendant toute la période passée démentir ou nier ses contacts malgré l’insistance des frères. La commission d’information de l’organisation ‘El Qaïda au Maghreb Islamique’ a émis cinq bulletins dans lesquelles Abou Salah n’avait démenti dans aucune d’elle ces contacts et ce, malgré la gène causée par la fuite d’informations concernant ses contacts avec les autorités.
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  • Dans sa lettre, le porte parole de l’organisation armée, Abou Salah déclare que son recours à l’aide d’un intermédiaire de ses proches, lors de la visite de Bouteflika dans la wilaya de Biskra, était à cause de l’impossibilité à lier des contacts avec les autorités, mais aussi à cause de la situation difficile et sa crainte. Et d’ajouter que « après deux jours, un frère en qui j’avais confiance, me dit qu’il voulait me parler. J’ai tout de suite compris son message ».
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  • Abou Salah, considéré comme l’un des plus proches de l’émir national de l’organisation terroriste, Abdelmalek Droukdal, demande dans sa lettre que les forces de l’armée préparent une opération militaire dans un site, qu’il indiquera prochainement, afin que cela lui permette de rencontrer les services de sécurité et se rendre sur le territoire d’une wilaya relevant de la cinquième région militaire, qu’il refuse d’en dévoiler le nom pour des raisons sécuritaires.
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  • Abou Salah a déclaré qu’il attendait une réponse à sa demande et aussi les garantis exprimées dans sa première lettre. Celui-ci avait demandé aux autorités de lui permettre de parler au téléphone avec d’anciens chefs de l’organisation afin d’en savoir sur leurs situations, comme Samir Saïoud, alias ‘Mosaâb Abou Abdallah’ l’ancien coordinateur de l’organisation ‘El Qaïda au Maghreb Islamique’, qui a été arrêté au mois de juin 2007 ; et ‘Abdelfettah Abou Baçir’, émir d’une Saryate de la capitale, arrêté lui aussi au Ramadhan de la même année.
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  • Selon les sources d’Ennahar, la lettre en dix pages de Abou Salah relate en détail les raisons qui l’avaient poussés à rejoindre les groupes armés. Il raconte aussi les déviations commises par le groupe salafiste, avec l’avènement de Abou Mosaâb Abdelouadoud à la tête de l’organisation armée. Ce dernier raconte que Abou Mosaâb n’était que le maillon faible du groupe et que les gens qui dirigent sont ceux qui l’entourent.
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  • Ennahar avait dans une précédente édition publiée l’information du premier contact de Abou Salah, par le biais de sa famille, avec les autorités. Des membres de sa famille à Biskra, se sont alors rapprochés d’un cadre des services de sécurité qui accompagnaient le président dans sa visite dans la wilaya de Biskra, au début du mois de mars dernier, lui demandant d’intervenir auprès des services de sécurité dans le but de fournir les garantis nécessaires à Salah Kassemi qui avait exprimé son désir de quitter l’activité armée définitivement et rentrer chez lui sans qu’il y ait des poursuites judiciaires.
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  • La lettre de Abou Salah vient à un moment où ce dernier entretient des relations très tendues avec Droukdal, surtout après que ce dernier ait laissé sentir le remplacement de Abou Salah, à la tête de la commission d’information, par Ahmed Deghdegh, qui est de la région d’El Ancer, à Jijel et qui était son compagnon.
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  • Ennahar/ Dalila B.  
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