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Abubakar Muhammad Shekau, dirigeant présumé du groupe islamiste Boko Haram

   Il a refait surface jeudi, menaçant de lancer de nouvelles attaques, une  
semaine après celles qui ont fait 185 morts à Kano (nord), dans des  
déclarations orales diffusées jeudi sur YouTube qui lui sont attribuées.

   Shekau aurait 43 ans et serait né dans un village d’agriculteurs et  
d’éleveurs du nom de Shekau, comme lui, dans l’Etat de Yobe (nord-est).
   On pense qu’il a déménagé il y environ dix ans vers la localité proche de  
Maiduguri, ancien fief de Boko Haram, selon des sources proches du groupe.

   Il aurait étudié la théologie auprès de religieux locaux dans le quartier  
Mafoni de Maiduguri et fréquenté une école publique d’études islamiques.
   Sur des photos, il apparaît souvent coiffé d’un keffieh et assis près d’un  
fusil d’assaut AK-47.

   Une vidéo diffusée au début de l’année sur YouTube et présentée comme étant  
son portrait, a montré un homme très différent de celui des images précédentes.  
Il était notamment beaucoup plus gros. "Nous avons estimé que c’était Shekau",  
a cependant déclaré un diplomate occidental.

   Shekau était considéré comme le numéro deux de Boko Haram lors de  
l’insurrection lancée par le groupe en 2009 et dont la répression par l’armée  
avait fait 800 morts. L’armée avait capturé le leader du groupe à cette époque,  
Mohammed Yusuf, qui a été ensuite abattu par la police.

   Les deux hommes se seraient rencontrés via un dénommé Mamman Nur, devenu  
ensuite le numéro trois de Boko Haram au moment de l’insurrection, et que les  
autorités considèrent comme le cerveau de l’attaque suicide menée en août  
contre le quartier général de l’ONU qui a fait 25 morts.

   La police avait affirmé que Shekau avait été tué lors de la répression de  
l’insurrection de 2009. Mais il est apparu moins d’un an plus tard dans des  
vidéos circulant au Nigeria.

   Certaines sources affirment qu’il a été blessé à la jambe et s’est réfugié  
au Tchad et au Soudan.

   Shekau aurait été plus enclin à recourir à la violence que Mohhammed Yusuf  
et l’aurait poussé à lancer des attaques plus tôt qu’il ne l’aurait voulu.
   "Nous avons attaqué les centres de la sécurité parce que nos membres ont  
été arrêtés et torturés. Nos femmes et nos enfants ont aussi été arrêtés",  
selon les termes du message attribué à Abubakar Shekau diffusé jeudi.

   "Ils ont aussi des femmes et des enfants. Nous pouvons aussi les enlever.  
Ce n’est pas hors de notre portée", ajoute-t-il.

   "J’aime tuer quiconque Dieu me demande de tuer, de la même manière que  
j’aime tuer des poulets et des béliers", dit encore le message.
 

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