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Accord sur le nucléaire iranien: l'AIEA demande leur soutien aux pays membres

    
       Le chef de l’Agence internationale de  l’énergie atomique (AIEA) a demandé vendredi le soutien financier des pays  membres de l’organisation pour pouvoir remplir sa mission de vérification des  installations nucléaires iraniennes, comme convenu dans l’accord historique de  Genève.    L’agence onusienne aura besoin de 5,5 millions d’euros supplémentaires sur  les six prochains mois, soit la durée de l’accord intérimaire conclu le 24  novembre dernier entre l’Iran et les grandes puissances, a déclaré Yukiya Amano  selon le texte d’un discours prononcé lors d’une réunion exceptionnelle à huis  clos du conseil des gouverneurs à Vienne.    "Nous aurons besoin de doubler notre personnel affecté à la vérification en  Iran. Nous aurons besoin d’augmenter significativement la fréquence des  activités de vérification que nous menons actuellement. Nos inspecteurs auront  besoin d’avoir accès à davantage de lieux", a-t-il énuméré devant les délégués  des 35 pays membres du conseil.     L’AIEA a jusqu’à présent fonctionné avec deux équipes de deux inspecteurs  qui se relayaient régulièrement sur place.    L’accord de Genève, appliqué depuis ce lundi 20 janvier, prévoit un gel par  l’Iran d’une partie de ses activités nucléaires pendant six mois -notamment de  l’enrichissement controversé à 20%- en échange d’une levée partielle des  sanctions qui étranglent l’économie du pays.    Il s’agit d’une première étape vers la négociation d’un accord à plus long  terme dont l’objectif est de mettre un terme à dix ans de bras de fer entre  Téhéran et la communauté internationale à propos du programme nucléaire  iranien. "Mais il reste un long chemin à parcourir" avant d’y arriver, a redit  M. Amano.    L’AIEA a reçu mission de s’assurer que le régime islamique remplit bien ses  engagements. L’accord de Genève prévoit notamment que ses inspecteurs puissent  vérifier les installations iraniennes sur une base quotidienne.    Les grandes puissances soupçonnent l’Iran de vouloir se doter de la bombe  atomique sous couvert de son programme civil, ce que la République islamique a  toujours nié.    Le Groupe des 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et  Allemagne) a mis en place "un comité conjoint qui doit travailler avec l’AIEA  afin de faciliter le règlement des inquiétudes présentes et passées" sur le  nucléaire iranien, a rappelé le Japonais dans son discours.    "Nous saluons toute coopération que les Etats-membres, y compris ceux  faisant partie du comité (…) souhaitent apporter", a-t-il indiqué. "Mais il  va sans dire que l’agence va continuer à agir de manière indépendante, en  accord avec ses statuts", a-t-il précisé. 

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