Economie

Adhésion à l'UE et redressement économique priorités du nouveau gouvernement serbe

Le nouveau gouvernement serbe  de coalition du socialiste Ivica Dacic, investi vendredi par le Parlement, se  donne pour priorités l’accélération du rapprochement avec l’Union européenne,  le redressement de l’économie sinistrée du pays et la reprise du dialogue avec  le Kosovo.    Issu des élections législatives du 6 mai, le gouvernement de M. Dacic  repose notamment sur le Parti serbe de Progrès (SNS) du chef de l’Etat,  Tomislav Nikolic, qui dispose du plus grand nombre d’élu à l’Assemblée.    Le cabinet qui compte 19 portefeuilles, a été investi avec 142 voix pour et  72 contre.    Le gouvernement de M. Dacic, qui détiendra également le portefeuille de  l’Intérieur, compte quatre vice-Premier ministres, dont notamment Aleksandar  Vucic, de la formation présidentielle, qui détiendra aussi le portefeuille de  la Défense.    Le ministère des Affaires étrangères sera dirigé par l’indépendant, Ivan  Mrkic tandis que Suzana Grubjesic, d’une petite formation de la coalition, le  Parti des régions unies de la Serbie (URS), a été nommée vice-Premier ministre  chargée de l’intégration européenne.    "Notre objectif est l’accélération du processus de l’intégration  européenne, notamment pour obtenir une date pour le début de négociations avec  l’UE", a déclaré M. Dacic dans son discours d’investitutre devant les élus  jeudi soir.    L’alliance entre nationalistes et socialistes est perçue par certains  analystes comme un retour à la fin des années 1990, qui ont été marquées par  l’éclatement sanglant de l’ex-Yougoslavie, lorsque les socialistes de Slobodan  Milosevic étaient alliés avec M. Nikolic.    A l’époque, M. Nikolic tenait un discours ultra-nationaliste et  anti-occidental. Mais en 2008, il a rompu avec les ultra-nationalistes pour  former son propre parti et se présente désormais comme pro-européen.    De son côté, le Premier ministre Dacic avait balayé dès sa désignation à la  tête du gouvernement ces inquiétudes assurant qu’il "ne permettrait en aucun  cas que la coalition avec les nationalistes signifie un retour aux années 1990".    Jeudi soir devant le Parlement, tout en soulignant que "la Serbie ne  reconnaîtra pas l’indépendance du Kosovo" proclamée en 2008, M. Dacic a assuré  que son gouvernement allait respecter tous les accords conclus dans le cadre du  dialogue entre Pristina et Belgrade entamé en mars 2011 sous les auspices de  l’UE.    "Nous sommes prêts à continuer ce dialogue immédiatement, sans conditions  préalables", a souligné M. Dacic.    La Serbie a obtenu le statut de candidat à l’UE en mars. L’amélioration des  relations avec le Kosovo est la principale condition à remplir pour que  Bruxelles décide d’ouvrir des négociations d’adhésion avec Belgrade.    Soutenu notamment par les Etats-Unis, le Kosovo a unilatéralement proclamé en 2008 son indépendance de la Serbie, rejetée fermement par Belgrade épaulé  par son principal allié, la Russie.    Evoquant la situation économique, M. Dacic a estimé qu’elle était "très  difficile". Il a promis d’oeuvrer à son redressement en misant notamment sur  des investissements étrangers.    "Le gouvernement continuera les discussions avec le Fonds monétaire  international (FMI), la Banque mondiale (BM) et d’autre organisations et  institutions financières internationales, dans l’objectif d’assurer une  stabilité macroéconomique", a-t-il dit.    Le budget 2012 du gouvernement table sur une croissance économique de 1,5%,  mais le FMI estime qu’elle atteindrait seulement 0,5%, dans ce pays où le taux  de chômage a dépassé les 20%, l’un des plus élevés en Europe.
 
 
 Algerie – ennaharonline

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