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Affaire Karachi : 2 proches de Nicolas Sarkozy en garde à vue

  •    Nicolas Bazire, qui était le directeur de cabinet d’Edouard Balladur (Premier ministre de droite de 1993 à 1995), ami du président français, a été interpellé mercredi matin à Paris et se trouve en garde à vue dans l’enquête sur le financement de la campagne présidentielle de 1995, selon ces sources.
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  •    Son domicile et ses locaux professionnels font l’objet d’une perquisition.
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  •    Thierry Gaubert, ex-conseiller à la communication de Nicolas Sarkozy jusqu’au milieu des années 1990, doit être présenté au juge dans la journée. Il était en garde à vue depuis lundi.
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  •    Les enquêteurs s’intéressent aux liens éventuels de M. Gaubert avec l’homme d’affaires franco-libanais, Ziad Takieddine, présenté comme intermédiaire dans deux contrats d’armement.
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  •    Par ailleurs, plusieurs témoins ont mis en cause Nicolas Bazire pour son rôle dans le financement de la campagne d’Edouard Balladur, candidat lors de l’élection présidentielle de 1995, finalement remportée par Jacques Chirac. 
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  •    Selon le site d’informations Mediapart, un témoin entendu le 8 septembre par la police a affirmé que M. Takieddine s’était rendu à plusieurs reprises dans le milieu des années 1990 en Suisse pour y retirer des fonds remis à Paris à Nicolas Bazire, directeur de la campagne d’Edouard Balladur.
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  •    M. Takieddine était accompagné dans ces déplacements de Thierry Gaubert, selon Mediapart.
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  •    La justice française s’intéresse à un circuit de corruption présumé ayant accompagné la vente de sous-marins au Pakistan.
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  •    A des commissions versées à des décideurs, légales à cette époque, se seraient ajoutées des "rétro commissions" par lesquelles une partie des sommes revenait illégalement en France au profit de responsables politiques français.
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  •    Les juges cherchent à savoir si des rétrocommissions sur les contrats d’armement ont pu alimenter la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, dont Nicolas Sarkozy était ministre et porte-parole de campagne.
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  •    Mais l’affaire Karachi ne se limite pas à un soupçon de corruption. Sur l’insistance des familles de victimes, la justice cherche aussi à établir s’il y a un lien entre ce circuit de corruption et un attentat à Karachi en 2002 qui a coûté la vie à 15 personnes dont 11 Français, travaillant à la fabrication des sous-marins.
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  •    Il pourrait s’agir de "représailles pakistanaises" à la suite de l’arrêt du versement des commissions par la France sur ce contrat. Après s’être focalisée sur la piste Al-Qaïda, la justice qui peine à obtenir de nombreux documents classés "secret défense", s’intéresse désormais de près à cette thèse.
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  • Ennaharonline/ AFP

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