En direct

Affaires des otages : Droukdal évite l’ouverture d’un front contre Londres

  • Dans son bulletin, après la fin du premier ultimatum, l’organisation terroriste donne un deuxième ultimatum de 15 jours aux autorités britanniques avant d’exécuter leur ressortissant Eden Dyer, suite à la demande du négociateur britannique aux « Moudjahiddines » de leur donner un délai supplémentaire. « Nous informons l’opinion internationale que l’organisation a décidé de donner une délai supplémentaire de 15 jours, à compter de la date de la fin du premier ultimatum ». Et d’ajouter que celle-ci est la dernière chance pour les britanniques. « L’opinion publique doit savoir que lorsque les « moudjahiddines » mettront à exécution leurs menace, les autorités britanniques assumeront leur responsabilité dans leur poursuite à bafouer les droits du Cheikh Abou Qatada ». « Nous vous confirmons que cet ultimatum ne se répétera plus et que ce sera la dernière chance avant l’exécution de la menace ».
  •  
  • Bien que l’organisation terroriste use d’un langage sévère, cela se limite uniquement à des menaces verbales lorsqu’il s’agit d’otages européens, alors que l’organisation terroriste n’hésite pas à tuer et massacrer les algériens musulmans ; à les terroriser au nom du Djihad et de l’instauration d’un état islamique et l’élimination des agents de l’Amérique et de l’Europe.
  •  
  • Ceci nous pousse à se poser tant de questions. L’argent, serait-il devenu le seul facteur de négociation pour le groupe salafiste pour la prédication et le combat ?
  •  
  • Les spécialistes du domaine sécuritaire expliquent la non exécution, par l’organisation terroriste de ses menaces, par la peur de cette dernière d’ouvrir un front contre la Grande Bretagne. Par ailleurs, les pays qui hébergent l’organisation n’ont pas intérêt à s’attirer la colère de Londres. Selon ses experts, les négociations menées par l’organisation terroriste se termineront sans aucun doute par une demande de rançon qui sera utilisée pour l’achat d’armes et de munition surtout en ces temps de crise. L’organisation s’oriente aussi vers la guerre des clans contre les bandes de trafiquants de drogue dans les régions du Sahel avec l’aide des pays de cette région, comme ça a été le cas avec les otages autrichiens qui, malgré les menaces de morts, ont été libérés contre une rançon de 5 millions d’euros.
  •  
  • Par ailleurs, l’organisation terroriste n’avait pas cité dans ses menaces, le ressortissant suisse, alors qu’elle a reçu 5 millions d’euros contre la libération des autres  ressortissants  européens qui ont été retenus comme otages durant le mois de février passé, en l’occurrence, les canadien Robert Foller et Luis Gay, la suisse B. Gabriela et l’allemande B. Marianne. Les autorités maliennes ont, de leur côté, libéré 04 terroristes, trois mauritaniens et un algérien nommé Oussama Merdaçi, qui faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international. L’Algérie l’avait auparavant réclamé au Mali après son arrestation sur les territoires maliens en février 2008, mais le Mali avait refusé.
  •  
  •  
  • L’organisation terroriste du groupe salafiste pour la prédication et le combat n’a mis en exécution aucune menace contre les otages étrangers pendant toutes ces dernières années et qui sont au nombre de 40. Tous ces otages ont été libérés contre des rançons payées par les pays d’origines de ces derniers. Pendant ce temps, l’organisation terroriste n’hésite pas à tuer et à massacrer les algériens sur les places publiques et à les traiter d’agents à la solde des américains et des européens. Ce qui explique que le Djihad prôné par ces hordes n’a aucun sens du point de vue légal mais  qu’il est plutôt une simple couverture pour ces actes horribles.
  •  
  • Droukdal et ses sbires ont toujours menacés d’attaquer les intérêts étrangers en Algérie, mais la réalité est qu’ils n’ont pas touché à un cheveu de ses derniers, et ce, pour la simple raison qu’ils ont des intérêts financiers que l’organisation ramasse comme rançons. Droukdal et ses hordes sauvages sont devenus une simple bande de truands et de bandits de grands chemins à la recherche de gains faciles.
  •  
  • Ennahar/ Dalila B.

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close