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Africom : une réunion de haut niveau de chefs de défense africains en avril

Une cinquantaine de chefs de défense africains sont conviés par Africom pour prendre part à la première conférence du commandement militaire en Afrique, prévu du 18 au 20 avril, à Stuttgart en Allemagne, a annoncé le chef d’Africom, le général Thomas D. Waldhausser.

La réunion, la première du genre, sera axée sur la lutte contre les groupes extrémistes et la réponse aux menaces terroristes dans le continent, a précisé le chef d’Africom lors d’un point de presse consacré à faire le point de la situation sécuritaire en Afrique, notamment en Somalie et en Libye.

Waldhausser a précisé que la présence de l’organisation terroriste autoproclamée Etat Islamique (EI/Daech) en Libye s’est réduite après les frappes américaines à «100 ou 200 éléments terroristes».

«Le fait est que la tendance et les chiffres sont en baisse», a-t-il ajouté.

Waldhausser a fait savoir que le Pentagone allait maintenir sa présence militaire en Libye et que le travail du renseignement américain dans ce pays allait se poursuivre.

Le chef d’Africom avait reconnu, il y a quelques jours, les difficultés éprouvées par son pays à influencer le processus de réconciliation en Libye, soulignant que la nouvelle administration américaine devait «choisir soigneusement ses partenaires libyens».

«Nous devons soigneusement déterminer quand et avec qui nous allons travailler pour contrer Daech afin de ne pas modifier l’équilibre entre les différentes factions libyennes et provoquer l’escalade en Libye», avait-il soutenu lors de son audition le 10 mars par la commission des services armés du Sénat américain.

Africom avait annoncé, décembre dernier, la fin de son opération Odyssey Lightning en Libye mais n’a pas écarté, en cas de besoin, d’autres frappes  contre les positions de l’EI.

Quelque jours avant son départ, l’ancien président américain, Barack Obama, a prolongé le régime de situation d’urgence en Libye, une décision qui donne au président Donald Trump, tout un éventail de pouvoirs spéciaux, y compris celui de décréter des sanctions contre des personnalités libyennes.

Trump ne s’est pas encore prononcé officiellement sur le règlement de la crise libyenne même s’il a assuré pendant la campagne électorale n’avoir jamais souhaité une guerre en Libye.

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