Culture

Al-Arab, nouvelle chaîne de télévision panarabe commence à émettre dimanche

Depuis ses studios à Manama, capitale de Bahreïn, Al-Arab a donné la parole dans son premier journal à un dirigeant du principal groupe de l’opposition chiite bahreïnie, Khalil al-Marzouq, qui a critiqué la décision de Manama de déchoir de leur nationalité 72 personnes, annoncée la veille.

La présence symbolique à l’antenne de cet opposant d’Al-Wefaq témoigne de la volonté affichée par Al-Arab d’assurer une couverture équilibrée de l’actualité.

Le lancement de la chaîne, avec un effectif de 280 personnes dans 30 pays, dont une vingtaine en Arabie saoudite, répond à "un besoin réel d’une chaîne indépendante et impartiale", a répété dimanche son directeur général, Jamal Khashoggi.

L’exécution annoncée par le groupe Etat islamique (EI) d’un otage japonais, le chaos politique au Yémen et la vague de violences en Egypte ont dominé le premier journal d’Al-Arab.

L’arrivée d’Al-Arab, reportée à plusieurs reprises depuis l’annonce du projet en 2010, vient s’ajouter à une multitude de chaînes arabes ou arabophones d’informations.

Première à s’être lancée sur ce créneau en 1996, la chaîne Al-Jazeera du Qatar a été concurrencée en 2003 par la chaîne à capitaux saoudiens Al-Arabiya du groupe MBC, propriété de cheikh Walid al-Ibrahim, parent du feu roi saoudien Fahd.

Al-Arab devra également faire face à la concurrence de chaînes plus récentes comme Sky News Arabia, France 24 et la BBC en arabe, une chaîne turque et Russia Today, qui n’ont toutefois pas réussi à prendre de larges parts d’audience à Al-Jazeera et à Al-Arabiya.

AFP

    

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