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Al-Qaïda tente de contrôler une localité du sud-est du Yémen

     Le groupe Ansar al-Charia, lié à Al-Qaïda,  tente de contrôler une localité du sud-est du Yémen, a reconnu vendredi le  ministère de l’Intérieur à Sanaa.    Evoquant un "complot terroriste visant à proclamer un émirat islamique dans  la localité de Ghayl Bawazir", proche de Moukalla, capitale de la province de  Hadramout, le ministère a affirmé que "ce projet est voué à l’échec".    Le ministère a ajouté, sur son site internet, que "cette tentative  connaîtra le même sort de celui d’Abyane", province sudiste où le groupe avait  contrôlé plusieurs centres urbains en 2011/12 avant d’en être chassé par une  offensive de l’armée.    Selon des habitants de Ghayl Bawazir contactés par l’AFP, des membres armés  d’Ansar al-Charia sont fortement présents en l’absence de forces de police et  de l’armée.    Ils ont déjà affiché des tracts proclamant la localité émirat islamique, a  assuré l’un des habitants qui s’exprimait sous le couvert de l’anonymat.    La localité proche de Chahar connaît également une forte présence des mêmes  éléments, selon cet habitant.    Le ministère de l’Intérieur n’a annoncé sur son site internet aucune  opération spécifique visant à débarrasser ces localités de la présence de ces  combattants.    A Abyane, Ansar al-Charia avait imposé la loi islamique pendant son  occupation des centres urbains. Ses "tribunaux" ont condamné à mort et exécuté  de nombreuses personnes accusées de différents crimes. D’autres ont été  amputées de la main après avoir été accusées de vol.    Chassés en mai 2012 de ces centres par l’armée, les éléments d’Ansar  al-Charia se sont réfugiés dans les montagnes du sud et du sud-est du Yémen,  difficiles d’accès, tout en multipliant les attaques ponctuelles et meurtrières  contre les forces de l’ordre et notamment les officiers de renseignement  chargés de les traquer.    Le réseau extrémiste avait profité de l’affaiblissement du pouvoir central  en 2011, à la faveur de l’insurrection populaire contre l’ancien président Ali  Abdallah Saleh, pour renforcer son emprise sur l’est et le sud du Yémen, où il  avait regroupé ses partisans. 

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