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Al-Zaïdi porte plainte contre la sécurité de Maliki

  • "Il a des traces (de coups, ndlr) sur le corps. Il lui manque une dent à la mâchoire supérieure, il y a un saignement à son oeil gauche et plein d’hématomes", a ajouté l’avocat.
  • Selon l’avocat, deux rapports médicaux, établis jeudi et samedi derniers, étayent ses propos.
  • "Ces dommages sont le résultat de coups et de traitements brutaux dans les heures suivant son arrestation", a-t-il ajouté, en précisant qu’il s’agissait de son appréciation personnelle, et non une conclusion des rapports médicaux.
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  • "Une fois qu’il a été transféré en prison, il n’a plus été battu ou mal traité", a souligné M. Saadi.
  • Au lendemain de l’incident, dont les images ont fait le tour du monde, un frère du journaliste, Durgham al-Zaïdi, avait affirmé qu’il avait été hospitalisé avec un bras et des côtes cassés après avoir été frappé par les services irakiens de sécurité.
  • Le juge d’instruction avait confirmé jeudi à l’AFP que Mountazer avait "des traces de coups au visage", mais qu’il était en "très bonne santé" et ne "semblait pas avoir de bras cassé".
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  • "Il a été blessé durant son arrestation, pas par la suite", avait assuré le juge d’instruction.
  • Mountazer est poursuivi pour "agression contre un chef d’Etat étranger lors d’une visite officielle" et selon l’article 223 du code pénal irakien, il risque de 5 à 15 ans de prison si le qualificatif "d’agression caractérisée" est retenu. Mais le tribunal peut estimer qu’il s’agit d’une "tentative d’agression", punie seulement de 1 à 5 ans de prison.
  • Selon l’avocat, l’enquête est finie et une date de procès doit être fixée dans les "prochains jours".
  • Dimanche, un des frères de Mountazer, Oudaï, a pu pour la première fois revoir le journaliste.
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  • De son côté, Nouri al-Maliki a estimé dimanche que la justice devait "suivre son cours", "même si cela mène à la libération" de Mountazer al-Zaïdi.
  • "Les journalistes ne doivent pas arrêter d’exprimer leurs opinions d’une manière libre et franche mais cela ne doit pas être fait en contradiction avec le code d’éthique de la profession", a ajouté le Premier ministre.
  • "Ce qui s’est passé n’affecte pas la réputation des médias irakiens", a-t-il souligné.
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  • Ennahar/AFP

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