En direct

Algérie: l'opposant Hocine Aït Ahmed se retire de la présidence du FFS

 L’opposant historique algérien Hocine Aït  Ahmed, 86 ans, qui préside le Front des forces socialistes (FFS) depuis sa  création en 1963, a démissionné jeudi lors du 5e congrès qui se tient à Alger.    "Pour tous, il y a un avant, un pendant et un après. C’est vrai que les  moments de passage sont parmi les plus difficiles à vivre mais ils sont aussi  parmi les plus passionnants à vivre", a écrit M.Aït Ahmed dans un message lu à  l’assistance par son fils Jugurtha.    "Je me retire de la présidence du parti, j’aurais voulu, j’aurais pu ou dû,  ou pas su, le faire plutôt," dit-il.    "J’en ai souvent discuté avec des camarades et des amis, mais voilà  l’histoire se fait pendant que nous apportons notre modeste contribution à son  déroulement" a-t-il ajouté.    Dans ce dernier discours en tant que président, il a déclaré que "l’ordre  brutal du monde , du capitalisme colonial hier et de la globalisation  néolibérale aujourd’hui, nous dit une seule et même chose: vous avez le droit  d’être des peuples unis dans la soumission au colonialisme ou la dictature mais  la démocratie et la liberté vous ne pouvez les vivres que comme des petites  coterie, des clans, des ethnies, des sectes et que sais-je encore".    Au début du congrès, un message vidéo du plus vieil opposant algérien a été  diffusé aux congressistes.    "Des contraintes de santé m’empêchent" d’assister, dit-il dans cette vidéo  appelant de tous ces voeux à l’édification d’un Maghreb démocratique.     M. Aït Ahmed avait assisté aux quatre précédents congrès.    Mardi un membre de son parti avait annoncé qu’il"revient d’un voyage  éprouvant au Maroc pour raison familiale (…) Il en est revenu très fatigué.  Son médecin lui a recommandé formellement de ne pas se déplacer dans  l’immédiat".    Cet opposant irréductible est le seul survivant des "fils de la Toussaint"  qui avaient déclenché la guerre d’indépendance, le 1er novembre 1954.    Né le 20 août 1926 à Aïn El-Hammam (ex-Michelet), en Kabylie, Aït Ahmed est  élu député de la première Assemblée nationale en 1962, mais s’oppose à Ahmed  Ben Bella devenu président. Il crée en 1963 le FFS et des maquis de résistance  en Kabylie.    Arrêté en 1964, il est condamné à mort puis gracié. Il s’évade en avril  1966 et s’installe à Lausanne (Suisse), d’où il rentrera à Alger en décembre  1989, après 23 ans d’exil.    Les autorités, qui venaient d’autoriser le multipartisme, avaient alors  reconnu le FFS.    En juillet 1992, il s’exile à nouveau puis signe en janvier 1995 l’accord  de Sant’Egidio (Rome), réclamant au pouvoir des négociations pour mettre fin à  la guerre civile. Parmi les signataires, le Front islamique du salut (FIS,  dissous).    Candidat à la présidentielle en avril 1999, il se retire avec cinq autres  candidats pour dénoncer une fraude annoncée, selon eux, en faveur de Abdelaziz  Bouteflika. Il vit depuis en Suisse.    Le FFS a 27 députés sur 462 à l’Assemblée nationale. 

commentaires

commentaires

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Le contenu est protégé !!