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Algérie : Le Sud face à la désertification médicale

Algérie – Le Sud, le Sahara, le désert…C’est ainsi que l’on désigne la région la plus riche du pays par ce que renferme son sous-sol en pétrole, gaz, or, etc.

En Algérie, le Nord dépend du Sud, puisque les hydrocarbures représentent plus de 93% des exportations algériennes, et paradoxalement, le Sud dépend aussi du Nord, qui se devait de l’accompagner sur plusieurs plans.

Parmi ces secteurs que le Nord devait réanimer au Sud : La santé. En effet, les régions du Sud du pays font face depuis des années à un manque criant de médecins spécialistes, de cliniques et d’EHS (Etablissements hospitaliers spécialisés).

Cette « carence » dans une région aussi vitale est principalement due à la réticence, voire le refus, de médecins spécialistes, de médecins tout court, d’être transférés dans le ces régions isolées. C’est le motif même du mouvement de grève des médecins résidents, qui avait exigé la suppression du service civil qui les obligeait à intégrer, pour une période précise, des hôpitaux du Sud.

Les médecins résidents avaient évoqué plusieurs raisons à ce refus de mutation : Éloignement, manque de moyens, manque de logements de fonctions, conditions climatiques difficiles, primes peu motivantes, etc. Le département de Mokhtar Hasbellaoui a ainsi dû fléchir devant un mouvement qui ne décolérait pas.

Malgré avoir limité le service civil à une seule année dans les régions isolées, la réticence y ait toujours au sein du corps de la Santé. Serment d’Hippocrate ou serment d’hypocrite, le choix est presque facile à faire pour certains médecins, hélas la majorité, qui préfèrent les côtes nord aux dunes mouvantes du Sahara.

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