Economie

Algérie :Un manque à gagner de 91 milliards de dinars pour les douanes en 2011

  L’accord d’association avec l’Union européenne pénalise l’économie algérienne. Depuis son entrée en vigueur en 2005, avec le démantèlement tarifaire progressif, les pertes pour le Trésor public se chiffrent chaque année en milliards de dinars. En 2011, les douanes ont enregistré un manque à gagner de 91 milliards de dinars (910 millions d’euros), en hausse par rapport à 2010 (76 milliards de dinars), a indiqué mercredi soir Toufik Saci, sous‑directeur du recouvrement à la Direction générale des douanes (DGD).Les pertes de recettes douanières enregistrées, avec les échanges commerciaux dans le cadre de la Grande zone arabe de libre échange (Gzale) sont moins importantes que celles enregistrées avec l’Union européenne, selon le même responsable. « Mais il y a un manque à gagner même si les échanges ne sont pas aussi importants par rapport à ceux qu’on a avec l’UE », a affirmé M. Saci au cours de l’émission « les débats de l’économie » de la Chaîne III de la Radio nationale. L’Algérie a perdu neuf milliards de dinars en 2011 à cause de la Gzale, selon lui. Les pertes engendrées par la fraude sont, par ailleurs, très difficiles à quantifier, souligne l’intervenant.Questionné sur les types de fraude qui affectent les recettes des douanes, Toufik Saci cite notamment celles touchant « aux éléments de taxation et donc à la valeur des marchandises », le changement de l’espèce tarifaire et donc du code pour échapper au paiement des droits de douanes à un taux élevé et la fausse déclaration d’espèce. « Pour bénéficier des préférences tarifaires dans le cadre de la Gzale ou de l’UE, votre produit doit être originaire de ces pays. Celui qui importe un produit de la Chine vers la France puis en Algérie, ne bénéficie pas du régime préférentiel », explique‑t‑il.

 

 Algérie- annaharonline

 

 

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