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Algérie/associations: une charte pour défendre les droits de la femme

  •    Cette charte du Collectif des associations algériennes contre les violences faites aux femmes" affirme que "l’infériorisation des femmes" institutionnalisée par le code de la famille aggrave ces violences.
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  •    En outre, le système éducatif entraîne "l’aliénation de la société et la femme en particulier" et fait "reproduire, souvent par ces dernières, des schémas sociaux rétrogrades".
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  •    Les violences peuvent être "institutionnelles, par le code de la famille" ou "physiques, psychologiques, politiques, sexuelles et économiques", au sein de "la famille, de la société et en milieu professionnel", ajoute la charte.
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  •    Celle-ci énumère "les coups, les sévices sexuels, l’enfermement, les mariages forcés, le harcèlement psychologique, la violence économique et le harcèlement sexuel au travail et dans les établissements scolaires". Elle dénonce le travail "non, ou peu, rémunéré des petites filles" qualifié de "traite".
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  •    Le collectif appelle à lutter pour l’adoption "de lois civiles égalitaires dans tous les domaines", une amélioration du code pénal en ce qui concerne le harcèlement sexuel au travail ou la prise en charge par l’Etat des victimes de violences.
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  •    La charte exige aussi "la levée de toutes les réserves aux conventions et traités internationaux contre les discriminations à l’égard des femmes".
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  •    Les six associations : SOS femmes en détresse, le Réseau Wassila, la Commission des femmes de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme, Djazaïrouna, Tharwa n’fatma N’soumer et le comité femme des l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) s’engagent enfin "à mettre en place des procédures pour oeuvrer afin d’apporter un réel changement" dans la société.
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  •    Adopté en 1984 puis amendé en 2005, le code de la famille est souvent dénoncé par des associations car étant en deçà de la Constitution qui proclame "l’égalité (…) de chacun et de tous". La femme a besoin par exemple, pour se marier, de la présence d’un tuteur, issu ou non de sa famille.
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  • Ennaharonline/ AFP

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