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Allemagne : Un ancien élève de 17 ans tue 15 personnes

  •    A la mi-journée, le tueur, vêtu de noir, avait fait quinze morts avant de se suicider au terme d’une course poursuite avec la police.
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  •    La plupart des victimes sont tombées au collège Albertville, où Tim Kretschmer, un ancien élève de 17 ans, a ouvert le feu sans distinction dans deux classes d’adolescents, rechargeant son pistolet à plusieurs reprises.
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  •    Quelques heures après le drame, Hannes Pashak, 16 ans, est un des rares habitants de cette ville de 25.000 habitants à s’approcher encore de l’école, dont l’accès est interdit.
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  •    La police scientifique poursuivait ses examens dans le bâtiment où se trouvaient toujours des cadavres des victimes, neuf collégiens et trois enseignantes.
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  •    Dans sa fuite, le tueur s’est emparé d’une voiture et a encore abattu trois passants avant d’être blessé, 40 km plus loin dans un échange de coups de feu avec les policiers, dont deux ont été blessés. Il a ensuite retourné son arme contre lui.
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  •    "Mon frère Ivo m’a appelé en larmes en me disant: +il se passe quelque chose de grave, ma voisine est couchée par terre je crois qu’elle est morte+", raconte Hannes.
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  •    "Il m’a dit qu’il y avait du sang partout et qu’il avait peur, il m’a aussi dit qu’il ne comprenait pas ce qui se passait". 
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  •    Son frère Ivo a survécu, mais son copain Ibrahim est mort.
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  •    "Mon frère était dans une classe où cela s’est passé, a raconté un autre témoin à la télévision allemande. Il était assis à côté de sa petite amie qui a été tuée, son meilleur ami est mort aussi".
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  •    "Le tueur est tout simplement entré dans la classe, il a sorti une arme et il s’est mis à tirer", a-t-il ajouté.
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  •    "L’assaillant a tout simplement ouvert le feu à la ronde", a raconté un témoin non identifié cité par la chaîne d’informations NTV.
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  •    "Il rechargeait constamment son arme", a expliqué ensuite le chef de la police Konrad Gelden.
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  •    Attendant lui aussi derrière les barrières de la police, Hans Ulrich Stuiber raconte les scènes d’angoisse et de douleur des parents accourus devant le collège.
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  •    "Tous les adolescents ont des handy (téléphones portables) et ils ont rapidement prévenus leurs parents", explique-t-il. Pendant un moment toutes les lignes ont été saturées.
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  •    Les parents ont été maintenus à distance et n’ont pu avoir immédiatement de nouvelles de leurs enfants alors même que le tueur avait déjà pris la fuite.
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  •    "Certains semblait interloqués, d’autres pleuraient et certains défaillaient".
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  •    Les parents ont rapidement été pris en charge par une trentaine de psychologues, comme les élèves choqués par les images du tueur et de sang dans les classes.
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  •    Trois centres de réconfort ont été ouverts dans des salles de classes intactes. Mais la plupart des élèves ont choisi de rentrer avec leurs parents.
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  •    Dans l’après-midi, la ville baignée d’un soleil froid, semblait prise de torpeur. Le silence planait après les hurlements des sirènes de police et des ambulances.
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  •    Seuls des policiers en tenue verte étaient encore visibles dans les rues, les commandos d’intervention bardés de noir avaient regagné leurs casernes.
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  • Ennaharonline/ AFP

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