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Après le 9 juillet, on se retrouvera avec un « pouvoir de fait sans légitimité ni légalité »

Algérie – La tenue de l’élection présidentielle le 4 juillet prochain est quasiment impossible. Seuls deux candidats, très peu connus, ont déposé leurs dossiers hier.

Le Conseil constitutionnel, réuni aujourd’hui pour statuer sur une opération de dépôt de candidatures infructeuse, a fait état de l’enregistrement de deux candidatures. L’élection présidentielle, prévue le 4 juillet conformément au calendrier constitutionnel, sera reportée de facto, si les candidatures sont invalidées.

Pour la Constitutionnaliste Fatiha Benabbou, rien n’empêche l’actuel Chef de l’Etat de convoquer de nouveau le Corps électoral pour des élections présidentielles. « Il n’y a pas de limite dans la convocation du corps électoral », explique-t-elle.

Cependant, Abdelkader Bensalah devra quitter, inévitablement, son poste de Chef de l’Etat désigné dès le 9 juillet. Pour Mme. Benabbou, cela entraînerait l’Algérie dans un vide institutionnel. « On se retrouvera avec un vide institutionnel qui pourrait donner un pouvoir de fait, sans légitimité ni légalité », estime-t-elle.

Pour Mme. Fatiha Benabbou, des cas de « pouvoir de fait et de gouvernement de fait » sont courants dans des situations de guerre ou de Révolution.

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