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Aqmi : un livre assure révéler la véritable identité d'Abou Zeid

  •    Selon Mohamed Mokeddem, directeur du quotidien algérien de langue arabe Ennhar, Abdelhamid Abou Zeid s’appelle Mohamed Ghadir, et non Abid Hamadou comme l’affirment les spécialistes du terrorisme sahélien et Interpol sur sa liste rouge des individus recherchés.
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  •    Le chef radical algérien est à l’origine de plusieurs enlèvements d’étrangers dans le Sahel. 
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  •    Dans un entretien avec l’AFP, M. Mokaddem a expliqué cette méprise du fait que les deux hommes "ont la même histoire: tous deux étaient à l’origine des contrebandiers et ont rejoint le Front Islamique du Salut (Fis) de leurs communes respectives". 
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  •    Ils ont "le même profil: un frère et deux cousins qui se sont alliés à eux et ont rejoint les groupes armés", a ajouté ce spécialiste d’Aqmi dont le livre : "Al-Qaïda au Maghreb islamique, contrebande au nom de l’islam", a été présenté au salon international du livre d’Alger. 
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  •    M. Mokaddem assure pouvoir démontrer sa thèse grace à des photos et des entretiens avec les familles concernées. 
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  •    Selon lui, Mohamed Ghadir est blanc, né dans la région de Debdeb, non loin de la frontière libyenne, tandis que Abid Hamadou est noir, né à Touggourt dans le département de Ouargla (en plein sud, à 800 km d’Alger).
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  •    "Selon certaines informations, Abid Hamadou serait tombé sous les balles de l’armée dans le Sahara dans les années 90", mais son décès n’a pas été enregistré, a indiqué le journaliste.
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  •    C’est en confrontant les témoignages et photos des deux hommes auprès de leur mère respective, des "repentis" (anciens combattants islamistes radicaux qui ont profité de l’amnistie décrétée par le président Abdelaziz Bouteflika) et l’ancien otage français Pierre Camatte, enlevé le 25 novembre 2009, que Mohamed Mokeddem est arrivé à cette conclusion.
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  •    Camatte, libéré en février 2010, "a confirmé la vraie identité d’Abou Zeid" à l’aide de la photo qui lui a été soumise, a-t-il dit.
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  • M. Mokeddem affirme également que le Français Michel Germaneau, enlevé le 19 avril et qu’Aqmi avait déclaré exécuté est mort en réalité "d’une crise cardiaque début juillet dernier". Ses sources sont des "commerçants algériens qui ont des liens au Mali" où l’otage était détenu et des "sources liées à la situation sécuritaire dans la région du Sahel".

     

       Abou Zeid, apparu en 2003 comme adjoint d’Abderazak le Para lors de l’enlèvement de 32 touristes européens, serait responsable d’une série de rapts, dont celui du Britannique Edwin Dyer exécuté en juin 2009 et plus récemment de cinq Français, un Malgache et un Togolais dans le nord du Niger.

     

       M. Mokeddem assure que le business du rapt fait vivre l’Aqmi. "Les rançons sont transférées pour l’achat de munitions et d’armements. Ce marché est très important au Mali et au Niger" où des militaires et d’anciens rebelles touaregs cèdent leur matériel, .

     

       Une partie des fonds, assure-t-il, est blanchi notamment "dans le fast food et le transport".

       Selon M. Mokeddem, fin connaisseur des réseaux jihadistes, cette nébuleuse s’est déplacée sur le terrain nigérian avec l’apparition de Boko Haram dans le nord et les centaines de morts provoqués l’an dernier par les affrontements de la secte avec l’armée nigériane.

       "L’avenir de l’Aqmi, dit-il, est au Nigeria, pas au Sahel".

     

    Ennaharonline/ AFP

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