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Arrivée du Premier ministre turc au Maroc

       Le Premier ministre turc Recep Tayyip  Erdogan, confronté à une contestation populaire dans son pays, est arrivé lundi  après-midi au Maroc, première étape d’une tournée au Maghreb, a constaté un  photographe de l’AFP.    M. Erdogan, accompagné de quelques ministres, a atterri vers 15H00 locales  (14H00 GMT).    Le dirigeant turc doit s’entretenir avec le chef du gouvernement marocain,  Abdelilah Benkirane, issu tout comme lui d’un mouvement islamiste qualifié de  "modéré".    Une conférence de presse est programmée en toute fin d’après-midi, avant  que Recep Tayyip Erdogan –qui est à la tête d’une délégation de plus de 300  acteurs économiques– ne préside un forum d’affaires Maroc-Turquie.    Ankara et Rabat ont signé un accord de libre-échange entré en vigueur en  2006, et depuis le commerce entre ces deux pays a doublé, atteignant 1,3  milliard de dollars en 2011, selon des chiffres officiels.    Il s’agit de la deuxième visite officielle de M. Erdogan dans le royaume,  où il s’était rendu en 2005.    Il devrait quitter le Maroc mardi à destination de l’Algérie, avant une  dernière étape le lendemain en Tunisie, où il participera à la première réunion  du conseil de coopération stratégique turco-tunisien, d’après son bureau.    Selon cette même source, son retour en Turquie est prévu jeudi.    Cette tournée intervient alors que la Turquie est entrée lundi dans sa  quatrième journée de manifestations antigouvernementales, un mouvement sans  précédent depuis l’accession au pouvoir en 2002 du Parti de la justice et du  développement (AKP, islamo-conservateur) de M. Erdogan.    Partie de protestations contre un projet immobilier qui impliquait la  destruction d’un parc au coeur d’Istanbul, cette contestation s’est transformée en un vaste mouvement anti-AKP après la répression brutale par la police des  premières manifestations.    Les manifestants reprochent à M. Erdogan son autoritarisme et l’accusent de  vouloir "islamiser" la société turque.    Avant de quitter Istanbul, le chef du gouvernement a affiché sa fermeté.    "Nous resterons fermes (…) calmez-vous, nous dépasserons tout ça", a-t-il  lancé à la presse.    Sur un ton plus conciliant, le président turc Abdullah Gül a lui appelé au  calme.    Les violences des trois derniers jours ont fait plus d’un millier de  blessés à Istanbul et au moins 700 à Ankara, selon des organisations de défense  des droits de l’Homme et les syndicats de médecins des deux villes. 

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