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Attentat à Damas, le Hezbollah et l'Iran empêcheront la chute du régime

  Le chef du mouvement chiite libanais a  évoqué mardi une possible intervention directe de l’Iran et du Hezbollah en  Syrie pour empêcher une éventuelle chute du régime de Bachar al-Assad, le jour  même où un nouvel attentat a ensanglanté Damas tuant au moins 13 personnes.    Alors que le débat sur l’utilisation par le régime d’armes chimiques contre  la population agite les chancelleries occidentales, le président Barack Obama a  adopté mardi un ton prudent promettant de réévaluer les options américaines sur  la Syrie s’il est prouvé que le régime syrien a utilisé des armes chimiques.    "La Syrie compte dans la région de vrais amis qui ne permettront pas que ce  pays tombe dans les mains des Etats-Unis, d’Israël ou des groupes takfiri",  faisant allusion aux extrémistes sunnites, a déclaré Hassan Nasrallah sur la  chaîne du mouvement al-Manar.    "Il y a actuellement des experts iraniens qui sont en Syrie depuis des  dizaines d’année mais pas de forces militaires iraniennes car c’est maintenant  le peuple syrien qui combat", a-t-il noté.    "Mais, a-t-il ajouté, si la situation devenait plus dangereuse, des Etats,  des mouvements de résistance et d’autres forces seront dans l’obligation  d’intervenir de manière efficace dans la confrontation sur le terrain", a-t-il  ajouté.    Il a par ailleurs admis pour la première fois l’engagement de ses troupes  dans la région de Qoussair au centre de la Syrie et dans le haut lieu chiite  religieux de Sayeda Zeinab, à l’est de Damas.    Cette déclaration intervient alors que le centre de la capitale syrienne a  connu un nouvel attentat, près de 24 heures après celui qui avait visé sans  l’atteindre le Premier ministre Waël al-Halaqi.    "Le lâche attentat terroriste, qui a visé le centre commercial et  historique de Damas, a fait 13 martyrs et plus de 70 blessés, dont certains  dans un état critique", a affirmé sur place le ministre de l’Intérieur Mohammad  Al-Chaar, qui a été grièvement blessé à deux reprises dans des attentas.    "Il s’agit de la réponse aux victoires remportées par les forces syriennes  sur le terrain contre le terrorisme", a ajouté ce ministre, cité par la  télévision officielle. Le régime qualifie de "terroristes" les rebelles.    "Quelle faute avons-nous commise? J’allais à mon travail. Regardez les  cadavres. Est-ce cela la liberté qu’ils réclament?", a déclaré un homme d’un  quarantaine d’années interrogé par la télévision syrienne.    Plusieurs voitures étaient calcinées. Les vitres du bâtiment du ministère  de l’Intérieur ont été soufflées et un ensemble commercial, dénommé Bourj  Dismshiq, a été dévasté.     depuis un message téléphonique remontant au 9 avril.    Selon Reporters sans frontières (RSF), sept journalistes sont portés  disparus en Syrie, tandis que 23 autres ont été tués depuis le début du conflit  en mars 2011, de même qu’au moins 58 citoyens-journalistes.

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