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Audiovisuel en Algérie: Les déceptions du Ramadhan-2018

Algérie- Téléspectateurs et internautes sont unanimes à exprimer leur déceptions quant aux programmes diffusés par les chaînes de télévision algériennes, qu’elles soient publiques ou privées.

Des séries télévisées au contenu pauvre et au scénario plagié, des programmes de caméra cachée d’une violence inouïe, c’est ce que proposent la majorité des chaînes de télévision à leurs téléspectateurs durant le mois sacré du Ramadhan.

Parmi les programmes les plus décevants de la première semaine de ce mois sacré, la série réalisée par Rym Ghezali, Bougrones. Annoncée comme plus grand travail cinématographique réalisé en Algérie, cette série suscite une vive polémique sur les réseaux sociaux.

Abandonnée par Ennahar TV faute de sponsors, c’est Echorouk TV qui a sauté sur Bougrones comme seule alternative après l’échec du tournage des deux séries sur lesquelles elle avait tout misé. Cette chaîne s’est même aventurée à diffuser sans aucun soutien financier une série qui coûte 25 milliards de centimes, alors qu’elle vit une situation financière lamentable, cumulant des dettes colossales auprès des imprimeries publiques et des fournisseurs européens de services satellitaires.

Une durée ne répondant pas aux normes

C’est jusqu’après la diffusion des deux premiers épisodes de Bougrones que la Direction d’Echorouk s’est rendue compte de son erreur. Un épisode à 9 minutes (si l’on supprime les génériques du début et de la fin), ne répondant pas aux normes d’une série. Cela, si l’on prend compte de la durée totale de cette série qui, avec 28 épisodes de 9 minutes, se situe à 4h12min.

Ainsi, il s’agit plutôt d’une « mini-série », dont la durée totale est fixée par les normes internationales entre 3 heures et 12 heures. Cependant, le nombre d’épisodes est fixé, pour les « mini-séries », entre 2 et 12 épisodes.

Un scénario incompréhensible et des effets spéciaux amateurs

Outre la forme, les critiques sur le fonds touchent également Bougrones, à commencer par le scénario qui, selon plusieurs observateurs, est incompréhensible. L’on ne comprend pas si cette série relève de la comédie, de la légende, de la science fiction ou du fantastique.

Même chose pour les effets spéciaux utilisés, notamment dans les scènes relatives au voyage dans le temps. Le débarquement de Messaoud (joué par Hamid Achouri) dans la chambre de la reine (rôle joué par la réalisatrice Rym Ghezali) montre, à titre d’exemple, l’utilisation d’effets spéciaux loin de satisfaire le public.

 

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