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Il avait 71 ans…Djamel Allam, une étoile dans le ciel musical algérien

Algérie – Une autre icône s’en va. Djamel Allam, le célèbre interprète du chef d’œuvre « m’ara d yughal » (quand il reviendra ), ne reviendra plus. Terrassé par un cancer de pancréas qui le rongeait depuis de longs mois, le musicien qui a côtoyé Léo Ferré, Kamel Hammadi et tant d’autres géants de la musique s’est éteint à Paris à l’âge de 71 ans.

Djamel Allam avait l’âge de ses artères. Mais en bon vivant, il avait gardé son allure juvénile. Comme à tout ses débuts dans la fin des années 1962 lors qu’il interprétait « our tsrou » (Ne pleure pas), il a gardé sa bonhomie, sa joie de vivre jusqu’au dernier souffle. Lui qui a bercé des générations entières d’Algériens et d’autres jeunes du monde entier a su garder son authenticité tout en adoptant un style de musique plus universel. De « Tella » (Elle existe), où Djamel Allam chantait l’humanisme, l’altruisme pour les pauvres, les faibles et les nécessiteux, jusqu’aux dernières compositions contenues dans l’album « Youyou des anges », l’artiste n’a jamais cédé à la facilité. Face au mercantilisme qui a perverti le monde la musique, Djamel Allam n’a jamais transigé. Des cours de musique appris auprès du géant de la musique classique, Sadek Abdjaoui dans les années 1960 au conservatoire de Béjaïa ; Djamel Allam a conservé un attachement au chaabi qu’il magistralement interprété dans « ya khouya El-Hachemi », un hommage au maître du chaabi, El-Hachemi Guerouabi, disparu en 2005.

Djamel Allam, ce sont surtout les chefs d’œuvres musicaux composés dans les années 1970 et 1980. En plus de belles chansons, chantées essentiellement en kabyle et parfois pleine d’humour, le défunt avait enregistré des albums de musiques. C’est le cas de Gibraltar, qui reste un hymne de la musique algérienne. Il avait également composé des musiques pour des films. Du cinéma, Djamel Allam avait également réalisé une fiction, « Banc Public », qui a gagné en 2013 l’olivier d’or de la meilleure fiction au « festival de film amazigh » à Tizi-Ouzou. Autant dire que c’était un artiste accompli !

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