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Bahreïn: sept policiers blessés par une bombe artisanale

    Sept policiers ont été blessés par  l’explosion d’une bombe artisanale à Akr, village chiite au sud de Manama, a  annoncé mardi le chef de la sûreté générale de Bahreïn, le général Tarek  al-Hassan.    L’officier, cité par l’agence officielle Bna, a qualifié l’explosion qui  s’est produite lundi soir d’"acte terroriste" et précisé que trois des  policiers blessés avaient été grièvement atteints.    Il a ajouté que ses services avaient commencé une enquête sur place qui a  révélé que la déflagration avait été provoquée par une bombe artisanale reliée  à un récipient plein d’essence.    Pour sa part, le Wefaq, principal mouvement de l’opposition chiite, a  indiqué dans un communiqué avoir reçu de nombreux appels de détresse des  habitants de Akr, qui ont affirmé être encerclés par des policiers armés de  fusils à chevrotine.    Le mouvement a affirmé, dans un autre communiqué, que les policiers ont  procédé à quatre arrestations lors d’une opération musclée pendant laquelle ils  ont blessé plusieurs personnes parmi les proches de personnes recherchées.    Le Wefaq a indiqué s’inquiéter du sort des personnes arrêtées, précisant  que leur lieu de détention restait inconnu et qu’elles risquaient d’être  torturées.    Par ailleurs, le Wefaq et quatre autres groupes de l’opposition ont accusé  les autorités d’avoir caché à l’opposant chiite actuellement détenu, Hassan  Mashaimaa, chef du mouvement Haq, qu’il avait rechuté après avoir été soigné en  Grande-Bretagne d’un cancer.    "Les autorités ont caché pendant quatre mois au détenu son état de santé,  ce qui est un crime", ont affirmé ces groupes dans un communiqué, où ils  appellent à la libération immédiate de cet opposant pour qu’il puisse se  soigner.    M. Mashaimaa a été condamné à la réclusion à perpétuité pour complot contre  la monarchie sunnite en même temps qu’un autre opposant, Abdel Hadi al-Khawaja,  qui observe une grève de la faim depuis deux mois pour réclamer sa libération.    Les opposants chiites de ce petit royaume du Golfe font monter la pression  à l’approche de la tenue du Grand Prix de Formule 1 de Bahreïn le 22 avril, au  risque de compromettre la tenue de la course pour la deuxième année consécutive.    Un soulèvement lancé par des chiites dans le sillage du Printemps arabe  pour réclamer la mise en oeuvre de réformes politiques avait été réprimé en  mars 2011.    Le soulèvement contre la monarchie sunnite avait fait 35 morts, dont 5  membres des forces de sécurité et 5 détenus torturés à mort, selon une  commission d’enquête indépendante qui avait évoqué un "recours excessif à la  force".
 
 
   Algerie – ennaharonline
 

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