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Benbada: les émeutes du sucre et de l’huile étaient fomentées

  • Dans cet entretien qu’il a accordé à Ennahar, le ministre du commerce, Mustapha Benbada a fait savoir que les prix des produits de consommation seront à la portée des consommateurs au mois de Ramadhan prochain et qu’ils ne connaîtront pas de hausses, afin de préserver le pouvoir d’achat des citoyens. La hausse des prix qu’a connu l’Algérie a été un fait isolé et les responsables seront sanctionnés, a-t-il dit.
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  • – Malgré les mesures prises par le gouvernement pour subventionner les produits et baisser les prix de l’huile et du sucre, ces derniers ont connu encore une fois une flambée. Quel lecture en faite vous ?
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  • Il est vrai que la hausse des prix de l’huile et du sucre est un cas isolé que certains commerçants de détail ont exploité pour augmenter les prix. Toutefois, la responsabilité doit être assumée par toutes les parties, y compris le citoyen qui doit jouer son rôle en dénonçant ce genre de dépassements. J’ai moi-même installé le 10 janvier une commission dont le rôle est de contrôler les prix, et selon les dernières données en notre possession, le prix d’un bidon d’huile est de 750 DA, pour le sucre, il se vend à 85 DA. Par ailleurs, l’état a mis un dispositif pour plafonner les prix des légumes secs et les produits subventionnés. L’opération se déroule en concertation avec l’officie professionnel des céréales.
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  • –         qu’en est-il des préparatifs pour le mois du Ramadhan prochain ?
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  • Des nouvelles mesures ont été prises concernant le mois sacré du Ramadhan, où les prix des légumes et des viandes, dont la demande est plus forte en ce mois ci, seront à la portée de tous.
  • Une commission mixte a été constituée récemment, regroupant les ministères de l’agriculture, des finances et du commerce. Des groupes de travail ont été constitués pour étudier les mesures nécessaires à prendre. Les produits de consommations sont disponibles, reste le grand défi qui est celui de fixer les prix des légumes et des viandes qui sont soumis à l’offre et la demande.
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  • –         quelles mesures avez-vous pris concernant le contrôle des marchés?
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  • Dans ce sens, nous comptons renforcer la présence des services de contrôle. Ces derniers seront présents dans toutes les daïras (circonscriptions) et veilleront au respect des lois et au pouvoir d’achat des citoyens.
  • Au mois de mars prochain, plus de 6 mille agents de contrôle seront répartis sur les différentes régions. 150 véhicules seront mis à leur disposition pour faciliter la tâche aux contrôleurs sur terrain.
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  • -comment aviez-vous vécu les dernières émeutes ?
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  • Les dernières manifestations étaient l’expression de l’inquiétude et l’angoisse des citoyens. L’état a pour devoir de les prendre en considération et de faire plus d’effort en y remédiant, et ma conscience est tranquille, car ce qui s’était passé dernièrement, pour ce qui est de la hausse des prix, n’est pas du à la négligence, la situation n’était pas alarmante, ce qui est sur c’est que cette soudaine hausse des prix a été fomentée par certains opérateurs se sont comporté d’une manière anarchique en imposant des conditions aux distributeurs sans préavis.
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  • –         avez-vous peur de la marche du 12 février ?
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  • la moindre erreur et tout le monde paiera le prix, et le scénario de la décennie noire sera rééditée. Mais je pense que l’opposition marchera sur le même chemin qui mènera aux dérapages dont les conséquences seront désastreuses, surtout en cette période où l’état d’urgence sera levé. Je ne pense pas que ce soit un motif pour sortir dans la rue. L’état d’urgence a été décrété pour lutter contre le terrorisme. La liberté appartient à tout le monde et il faut la préserver. C’est un acquis parmi tant d’autres du simple citoyen. Il est de notre devoir de défendre la liberté d’expression et le multipartisme.
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  • –         Suivez vous la situation en Tunisie et en Egypte ?
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  • Bien entendu. Je suis de très près les évènements en Tunisie et en Egypte. J’ai été très affecté par la situation dans ces deux pays qui font parti de notre nation. Les peuples arabes doivent construire leur avenir et éviter d’être des proies faciles aux autres.
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  • –         quel est le dernier livre que vous avez lu ?
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  • je suis un fan de la lecture. Dès que je termine un livre j’entame un autre immédiatement. En ce moment, je suis en train de lire : « Le moine qui a vendu sa Ferrari ».
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  • –         Votre plat préféré…
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  • Riz au poulet. Mon épouse est la seule à savoir le préparer pour moi
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  • –         votre meilleur souvenir..
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  • Lorsque ma fille Lamia a eue son baccalauréat avec mention excellent. Elle a été honorée par le président. Ça a été un grand jour pour moi.
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  • –         Qu’auriez vous aimé être si vous n’avez pas été ministre ?
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  • C’est le destin qui a voulu que je sois ministre. Je suis d’une famille modeste, mon père était moudjahid (maquisard) Dieu ait son âme, il a combattu le colonialisme français. Moi, je suis ministre, qui est une responsabilité pas un honneur. Je pense que j’aurais été professeur d’université.

  • Ennahar/ Amel Lakel
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