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Benghazi: Obama appelle le Congrès à financer la protection des ambassades

 Le président Barack Obama a appelé  jeudi le Congrès à voter les crédits qu’il réclame pour renforcer la protection  des postes diplomatiques, dans la foulée de l’attentat de Benghazi en Libye qui  avait coûté la vie à quatre Américains, dont l’ambassadeur, en septembre 2012.    La Maison Blanche, qui s’est retrouvée sur la défensive après s’être vu  reprocher par ses adversaires républicains des incohérences dans son  argumentaire sur l’attaque du 11 septembre dernier, avait déjà tenté de faire  taire la controverse mercredi en publiant 100 pages de courriers électroniques  internes.    Jeudi, M. Obama est allé plus loin lors d’une conférence de presse avec son  hôte, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, en réclamant du Congrès,  en partie aux mains des républicains, qu’il "soutienne et finance complètement  notre projet budgétaire pour améliorer la sécurité de nos ambassades dans le  monde entier".    "Nous devons être solidaires et vraiment honorer le sacrifice de ces quatre  Américains courageux (tués à Benghazi) et renforcer la sécurité de nos  établissements diplomatiques", a-t-il insisté.    Le département d’Etat a rappelé, par la voix de sa porte-parole Jennifer  Psaki, avoir demandé au Congrès d’approuver une enveloppe de 4,4 milliards de  dollars pour l’année budgétaire en cours afin de renforcer la sécurité "des  postes à hauts risques et permettre la construction de nouveaux projets"  d’infrastructures.    L’accent sera également mis sur la "formation" en termes de sécurité et de  compétences linguistiques, notamment en arabe, de ceux qui partent servir dans  des zones dangereuses, selon Mme Psaki, précisant que le ministère mettait en  oeuvre les 29 recommandations qui lui avaient été faites par une commission  d’enquête indépendante fin 2012 en pleine "affaire Benghazi".    Avec la diffusion des courriels internes, l’administration Obama a tenté de  prouver sa bonne foi alors que les républicains l’ont accusée d’avoir essayé  d’édulcorer dans ses "éléments de langage" le caractère "terroriste" de cet  attentat, quelques semaines avant la présidentielle de novembre lors de  laquelle le président remettait son mandat en jeu.    La Maison Blanche, en public, avait d’abord affirmé que l’attaque était la  conséquence d’une manifestation de protestation contre un film anti-musulman  qui avait dégénéré, avant de reconnaître plus tard qu’elle était le fait  d’islamistes extrémistes et avait été préméditée.    M. Obama et son administration ont constamment défendu leur bonne foi dans  cette affaire. Lundi encore, le président avait accusé les républicains de  vouloir faire "diversion" et dénoncé des "motivations politiciennes". 

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