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BERRIANE, la vie paralysée

  • Des élèves rencontrés hier par Ennahar ont confirmé ne rien avoir avec les évènements qui embrasent la région. Ces derniers ont fait appel aux autorités concernées afin qu’elles interviennent au plus vite pour mettre un terme aux affrontements et imposer le calme afin qu’ils puissent retourner à leur cours craignant pour leurs avenir.
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  • Lors d’une tournée qui nous a conduit sur la scène des évènements, alors qu’un semblant de calme soit revenu après trois jours d’affrontements entre les deux ethnies Malékites et ibadites, et plus exactement dans la cité Bab Essaâd au centre de la ville de Berriane et à la cité Ech-Chouf, nous avons constaté les énormes dégâts des affrontements qui ont aussi causés la mort de deux personnes. Une troisième personne se trouve dans un état grave à l’hôpital de Ghardaïa.
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  • La ville de Berriane est devenue ruine, les magasins et les habitations sont très endommagés, brûlés et saccagés. Les habitants se bousculent dès les premières heures de la journée pour faire leurs emplettes essentiellement le lait. Ce dernier est vendu à même les trottoirs après que les magasins soient saccagés.
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  • Les habitants de Berriane sont innocents…des étrangers sont la cause de la fitna entre les deux ethnies.
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  • Nous avons essayé de découvrir les raisons qui ont ranimées ces affrontements entre Malékites et Ibadites et tous ceux que nous avons rencontrés s’accordent à dire que les habitants de Berriane sont innocents et qu’ils n’ont rien à avoir avec ses troubles. Ils ont toutefois insisté sur le fait que des personnes de la région de Guerrara sont la cause de cette fitna. Ils font appel aux hautes autorités et aux sages de la région afin qu’ils interviennent pour rétablir les choses et calmer les esprits.
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  • Des accusations de part et d’autre…
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  • Nous nous sommes rapprochés des citoyens pour en savoir plus sur les causes de ces affrontements entre Malékites et Ibadites, surtout que ces derniers ont accusés certains quotidiens nationaux d’avoir déformer la vérité. Des jeunes Ibadites à la cité Essouk, là où les affrontements ont commencé, ont accusé les « Arabes » d’être à l’origine. De accusations aussi lourdes que celles dirigées contre eux par ceux qui, il n’y a pas si longtemps, partageaient la vie avec eux dans une ville paisible. Les accusations sont de part et d’autre. Chacun accuse l’autre. L’essentiel pour le moment c’est de trouver une solution finale à cette crise qui risque d’emporter la région dans une fitna qui ressemble au problème de l’« œuf et la poule » de qui des deux est venu le premier.
  • Les autorités communales, lors de sa dernière rencontre avec les sages de la région du courrant Ibadite, sont sortis de leur silence et ont déclaré dans un communiqué hier que l’exclusion et la marginalisation sont les causes principales de l’explosion des jeunes de Berriane. La justice sociale reste la solution finale de cette grave crise qui secoue cette partie du pays.
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  • Envoyée spécial d’Ennahar à Berriane : Nachida Kouadri

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