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Bouteflika au sommet France-Afrique, un signe positif

  •    La participation de M. Bouteflika à ce 25e sommet "contribuera à améliorer les relations avec la Francela France", a affirmé à l’AFP le ministre algérien des Affaires étrangères Mourad Medelci. et à consolider les rapports entre les pays africains et
  •    Ces relations algéro-françaises, marquées par l’absence de rencontres à haut niveau depuis des mois, "doivent être appréciées globalement et non pas seulement à l’aune d’un certain nombre de questions qui reviennent souvent, certes importantes", a ajouté M. Medelci, interrogé jeudi en marge de la commémoration de la Journée de l’Afrique.
  •    Aucun entretien bilatéral entre M. Bouteflika et Nicolas Sarkozy n’est prévu "à ce stade", mais ils "se verront et se parleront", a-t-on indiqué à l’Elysée.
  •    La crispation entre les deux pays s’est révélée notamment à propos du diplomate algérien Mohamed Ziane Hasseni, aujourd’hui témoin assisté dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de l’opposant Ali Mecili en 1987 à Paris, ou celle concernant l’assassinat des sept moines de Tibéhirine en 1996.
  •    L’Algérie a vivement critiqué son inscription par Paris sur une liste de "pays à risques" concernant les transports aériens, tandis que des députés algériens ont déposé une proposition de loi "criminalisant" le colonialisme.
  •    Au dernier festival de Cannes, le film "Hors la loi" de l’Algérien Rachid Bouchareb a été à l’origine d’une polémique sur des massacres d’Algériens le 8 mai 1945 à Sétif (Est algérien) par les forces françaises. 
  •    L’Algérie, a d’ailleurs prévenu M. Medelci, considère que les "sentiments patriotiques sont extrêmement importants" et "il faut en tenir compte". 
  •    "Les messages (des) Algériens, quel que soit leur âge, sont simplement des messages de ceux qui (…) ont combattu pour que l’Algérie redevienne leur pays. Qu’on ne leur en veuille pas aujourd’hui de le rappeler aux autres, quand les autres font mine de l’oublier", a-t-il dit.
  •    La présence de M. Bouteflika à Nice est "une bonne nouvelle qui permettra peut-être de relancer le dialogue" à un moment où les relations entre les deux capitales sont "compliquées", estime une source diplomatique française à Alger.
  •    "Nous devons éviter l’écueil de la non reconnaissance de faits longtemps occultés" comme ceux du 8 mai 1945, que deux ambassadeurs de France en Algérie ont qualifié en 2005 puis en 2008 de "tragédie inexcusable" et d’"épouvantables massacres", ajoute-t-on.
  •    Mais la France "n’est pas prête psychologiquement à faire acte de repentance" et il "faut donc trouver une voie médiane", affirme la même source.
  •    Le Sahara occidental, la révision de l’accord migratoire signé en 1968 ou l’insuffisance des investissements directs français selon Alger parasitent aussi les relations, note cette source.
  •    Aucune date n’a été fixée pour une visite de M. Bouteflika en France, en réponse à celle effectuée en 2007 en Algérie par le président français qui avait alors écarté toute idée de "repentance".
  •    Mais "l’Algérie reste, hors OCDE, le premier partenaire commercial de la France qui est le premier investisseur hors hydrocarbures", souligne la source française.
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  • Ennaharonline
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