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Bouteflika hospitalisé à Paris, interrogations sur sa santé et son avenir

 Le président algérien Abdelaziz Bouteflika,  76 ans, a été hospitalisé ce weekend à Paris après un accident vasculaire  cérébral présenté comme mineur par les autorités algériennes mais qui repose la  question de sa succession alors que son mandat s’achève en 2014.   M. Bouteflika a été transféré samedi après-midi dans la capitale française  pour y effectuer des "examens complémentaires" après un "accident ischémique  transitoire sans séquelles", un type d’accident vasculaire cérébral sans  gravité, a annoncé dimanche à Alger l’agence APS, citant une source médicale.    Bien que son état général "ne suscite pas d’inquiétude particulière", ses  médecins lui ont prescrit des examens complémentaires ainsi que quelques jours  de repos, a précisé la source médicale à l’APS.    Le Premier ministre Abdelmalek Sellal avait affirmé samedi que l’état de  santé de M. Bouteflika "n’est pas du tout grave".    Selon David Grabli, neurologue à l’hôpital parisien de la  Pitié-Salpêtrière, "+Ischémie+, ça veut dire, pour n’importe quel organe, la  privation d’apport sanguin et donc d’oxygène. Le plus souvent c’est lié à un  vaisseau sanguin qui se bouche".    "Comme c’est +transitoire+, le caillot qui s’est formé va se dissoudre très  rapidement. Quand la durée de l’ischémie a été brève, inférieure à quelques  minutes, les symptômes récupèrent immédiatement", a-t-il expliqué à l’AFP.    M. Bouteflika séjourne à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce, un  établissement parisien qui accueille régulièrement des personnalités françaises  et étrangères importantes.    L’ancien président Nicolas Sarkozy y avait été admis en juillet 2009 après  un malaise. Son prédécesseur Jacques Chirac, y avait été hospitalisé en  septembre 2005, à la suite d’un "petit accident vasculaire cérébral".    Joint par l’AFP dimanche, le ministère français de la Défense s’est refusé  à tout commentaire "par respect du secret médical". "L’Etat français se tient  informé, ce qui est normal pour le président d’un grand pays tel que  l’Aglérie", a-t-on ajouté. 

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