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Bouteflika va annoncer d'importantes décisions vendredi

  •    "Le chef de l’Etat annoncera, à cette occasion, d’importantes décisions concernant l’approfondissement du processus démocratique, le renforcement des bases de l’Etat de droit, la réduction des disparités et l’accélération du développement socio-économique", a-t-on indiqué vendredi de source officielle.
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  •    M. Bouteflika, 74 ans, célèbre ce mois d’avril son douzième anniversaire à la tête de l’Etat dans un pays où l’armée joue un rôle politique important pour avoir empêché les islamistes de s’emparer du pouvoir en 1992.
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  •    Alors que la révolution tunisienne n’avait pas encore balayé l’ancien président Zine El Abidine Benali, le chef de l’Etat algérien a été confronté au début de l’année à des émeutes qui ont fait cinq morts et 800 blessés.
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  •    Une partie de l’opposition s’est saisie de cette révolte pour réclamer un changement de régime. Mais les manifestations à l’appui de cette demande ont été systématiquement empêchées à Alger, et le pouvoir s’est employé à nier le caractère politique de la crise.
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  •    Un changement de gouvernement annoncé avec insistance par la presse n’a pas eu lieu et le président Bouteflika est resté muré dans son silence.
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  •    "Nous sommes pour le changement de gouvernement, il est nécessaire", a plaidé il y a trois jours à la télévision le Secrétaire général du Front de Libération nationale (FLN) Abdelaziz Belkhadem.
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  •    Le FLN (ancien parti unique, 136 députés) est le principal parti de l’Allience présidentielle avec le Rassemblement National Démocratique (RND, 62 députés) du Premier ministre Ahmed Ouyahia et le Mouvement de la Société pour la paix (MSP-islamiste, 51 députés).
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  •    La seule décision politique prise par M. Bouteflika depuis les émeutes de janvier a été la levée de l’état d’urgence instauré en février 1992 pour endiguer une insurrection islamiste.
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  •    En revanche, d’importantes concessions sociales ont été faites pour les salaires, l’emploi des jeunes ou la construction de logement. Ces concessions ont engendré une demande de plus en plus forte qui s’est traduite par de très nombreuses grèves et manifestations.
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  •    Le 19 mars, cité par un de ses conseillers à l’occasion de la fête de la victoire commémorant le cessez-le-feu à la fin de la guerre d’Algérie (1954/62), M. Bouteflika a promis d’ouvrir une "nouvelle page" sur "la voie des réformes globales", soulignant qu’elles ne sauraient "être fructueuses en l’absence de réformes politiques".
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  •    Faute d’indications sur le contenu des réformes politiques envisagées, les milieux politiques spéculent sur une révision de la constitution de 1996 souhaitée par l’opposition et même par l’Alliance présidentielle.
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  •    Le FLN, le RND et le MSP se disent favorables à une révision "même profonde" de la loi fondamentale amendée il y a deux ans pour permettre à M. Bouteflika de briguer un troisième mandat.
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  •    Ces trois partis ne souhaitent pas cependant l’élection d’une assemblée constituante, revendiquée par le Parti des Travailleurs (extrême gauche, 26 députés) et le Front des Forces Socialistes (FFS) du charismatique Hocine Ait-Ahmed qui avait boycotté les dernières législatives.
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  •    La dirigeante du PT, Louiza Hanoune, a estimé jeudi que "la priorité de l’heure de l’agenda politique national doit être à l’organisation d’élections   législatives anticipées, précédées d’une révision de la loi électorale pour libérer les initiatives politiques".
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  • Ennaharonline

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