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Boycott de la voiture « Made in Algeria » : Pourquoi cette campagne n’a pas d’avenir (expert)

Avec une capacité d’offre de 100.000 véhicules par an, pour une demande qui dépasse les 500.000, le sous développement du réseau des transports en commun, la voiture reste incontournable en Algérie…

Pour ces quelques raisons, les experts ne voient pas d’impacts réels de la campagne de de boycott contre la voiture « Made in Algeria ». Cette dernière a, en effet, été lancée ces derniers jours sur les réseaux sociaux.

« Les consommateurs, même les plus mécontents, ne peuvent influencer la demande. Pour la simple raison que l’offre est largement en dessous des besoins ». Cest ce qu’expliquait un de ces experts des questions de transport, ce lundi matin, sur les ondes de la radio nationale.

Pour lui,  » l’annulation des licences d’importation, suivi la limitation des importations sont des données qui ont déséquilibré le marché. De ce fait, la demande est toujours aussi forte, malgré les prix élevés ». Et de conclure : « le sous développement des moyens de transport en commun fait que la voiture personnelle est incontournable ».

Lire aussi : Le gouvernement fixe les prix d’usine des véhicules assemblés en Algérie

Une option pour faire baisser les prix : rendre la voiture individuelle accessoire 

Une seule option pour garantir un rééquilibrage du prix : une révision de la politique nationale de mobilité. Dans cet ordre d’idée, ce même expert, explique qu’il « est recommandé de privilégier le transport en commun. Tout au moins dans les centre urbains,précise-t-il. Il faudra garantir les moyens de transport en commun 24h/24 pour rendre le véhicule individuel accessoire ».

Ce dernier rappelle que plus de 40 milliards de dollars ont été investis dans les infrastructures de transports. « Il faudra sans doute autant de temps, mais aussi plus d’argent pour que la voiture individuelle ne deviennent plus le transport roi en Algérie ». Et de conclure : « peut-être qu’à ce-moment-là, une campagne de boycott des véhicules montée localement ou importée, aura tout son sens ».

Campagne de boycott sur les réseaux sociaux

La publication par le Gouvernement des prix de sortie d’usine des véhicules montés en Algérie a créé un véritable tollé sur les réseaux sociaux. En effet, plusieurs pages sur Facebook, mènent depuis quelques jours une campagnede boycott. Il appellent à boycott les véhicules « Made in Algeria », qualifiés d’ »arnaques ».

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