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Que cache la cabale médiatique contre Trust Algérie ? [Enquête ALG24]

Algérie – Le Groupe Trust et ses dirigeants font face depuis quelques semaines à un lynchage médiatique sans précédent. Chaînes de télévision, sites internet et pages Facebook, participent à une cabale visant à ternir l’image de ce groupe détenu par l’homme d’affaires palestinien Ghazi Kamel Abu Nahl.

Pour comprendre les enjeux de ce déchaînement médiatique, qui mêle injures, attaques personnelles et dénigrement, ALG24 a mené sa petite enquête qui l’a conduite jusqu’au Liban.

Genèse d’un ignoble lynchage

Depuis l’ouverture du champ médiatique au privé, l’on n’a jamais assisté à un lynchage aussi ignoble. Tout a commencé lorsque des médias libanais annonçaient, début août, que le président de Trust, le Palestinien Ghazi Kamel Abu Nahl, serait ciblé par un mandat d’arrêt international émis par Interpol sur demande du Liban. Une « fake News » vite démentie, document à l’appui. Cependant, certains médias poursuivent toujours leur matraquage, faisant feu de tout bois et proférant de graves accusations contre Ghazi Abu Nahl, notamment blanchiment d’argent et transfert illicite de fonds. Ceci suscite des interrogations sur les enjeux d’une telle pratique qui torpille la déontologie et l’éthique.

Eclairage. Pour voir un peu plus clair dans cette histoire largement relayée sur les réseaux sociaux, ALG24 s’est rapproché d’une source proche de la justice libanaise. On y découvre que, contrairement à ce qui est affirmé par ses détracteurs, le Président de Trust ne fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire pour blanchiment d’argent ou transfert illicite de fonds, bien au contraire, c’est même lui qui a enclenché une procédure aux Etats-Unis contre les pratiques douteuses d’une banque au Liban.

En 2005, Abu Nahl avait acquis 24% des parts de la Lebanese Canadian Bank (LCB). Avec ses 24% de parts, Abu Nahl était donc membre du Conseil d’Administration de cette banque.

Avant d’être ciblée par une enquête du Trésor américain en 2011, la LCB avait fait l’objet d’un rapport établi par le Président de Trust et transmis à la Banque centrale libanaise. Dans son rapport, Abu Nahl dénonçait des pratiques douteuses cautionnées par les dirigeants de la LCB, dont il était actionnaire. Il y pointait, entre autres, des dépôts anonymes et des dépassements à la procédure de dépôt de fonds dans cette banque.

Les doutes d’Abu Nahl ont été confirmés par l’enquête américaine qui a ordonné la liquidation de la LCB, pour « blanchiment d’argent du Hezbollah », classé organisation terroriste par Washington. Devant une telle situation, le Président de Trust a dû déposer plainte auprès du tribunal américain de l’Etat de New-York Sud contre les dirigeants de la LCB, demandant un quitus.

Les poursuites libanaises contre Abu Nahl

Vexés par la décision du patron de Trust de saisir la justice américaine, trois ex-dirigeants de la banque liquidée (LCB) ont déposé trois plaintes distinctes pour « déclarations mensongères et dénigrement ». C’est dans ce cadre que les autorités judiciaires de ce pays ont émis un « mandat d’amener », et non un « mandat d’arrêt » comme l’affirment certains médias, l’obligeant à affronter en justice ces trois ex-associés, puisqu’il ne répondait pas à la convocation.

Dans un document obtenu par ALG24, l’on constate d’ailleurs que Ghazi Kamel Abu Nahl n’est aucunement poursuivi dans une affaire de blanchiment d’argent ou autres délits qui lui ont été attribués, mais pour le simple fait d’avoir esté en justice les ex-dirigeants de la LCB, dont l’un d’eux est fonctionnaire à la banque centrale. L’on peut ainsi lire dans le chef d’accusation : « Mensonges, dénigrement, diffamation, menaces et atteinte à l’image de l’Etat financier ». Cependant, seules les accusations de « mensonges et dénigrement » ont été retenues contre Abu Nahl.

Par Arrêté du tribunal libanais rendu en date du 18 juin dernier, ce procès aura lieu le 4 février 2019. Aucun verdict n’a, ainsi, été émis contre le Président de Trust jusqu’à maintenant et l’affaire reste en instruction jusqu’au moins le 4 février prochain.

Les enjeux d’une cabale médiatique en Algérie

Si au Liban l’affaire Abu Nahl ne suscite plus aucune polémique ni de commentaires, en Algérie, l’on assiste toujours à une campagne de plus en plus virulente, alors que ce Groupe basé à Chypre s’apprête à inaugurer l’un des investissements touristiques les plus importants de la capitale Alger. Nos investigations nous ont menées à la piste selon laquelle cette campagne serait motivée par la concurrence déloyale et serait liée à un méga projet de Trust à l’Est d’Alger.

En effet, un méga complexe touristique sera inauguré par Trust en 2019 à Bab Ezzouar. Il comprend quatre hôtels, dont deux classés 5 étoiles et Appart Hôtel. Cet investissement va créer 4 000 postes d’emploi directs et 8 000 indirects. Équipé de trois sous-sols avec une capacité au parking de plus de 2 300 véhicules, le projet de Trust Algérie abritera également un grand centre commercial d’une superficie de 78 000 m².

Outre le fait qu’il soit situé à 5 minutes et à seulement une station du futur métro de l’aéroport International d’Alger, ce méga complexe comprendra également trois piscines dont une olympique et quatre étages dédiés à la mise en forme et au bien-être.

Lancé depuis 2008, ce projet a connu des hauts et des bas sans susciter le moindre intérêt des médias. Pourquoi donc ce vif et vil intérêt aujourd’hui à un projet qui est dans sa phase finale et qui n’attend plus que son inauguration ?

Photos du complexe de Trust/Marriott à Bab Ezzouar lors de la visite du ministre du Tourisme

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