Santé & Bien-être

Cancer du sein: la surcharge sur les centres de chimiothérapie définitivement réglée en 2019

Algérie – Le directeur de la prévention et de la promotion de la santé au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Dr. Djamel Fourar a affirmé que la surcharge que connaissent notamment les centres de lutte contre le cancer à Alger et Blida « sera définitivement réglée avec l’ouverture de quatre nouveaux centres en 2019 ».

Le problème de la chimiothérapie auquel sont confrontées de nombreuse femmes atteintes du cancer de sein sera définitivement réglé en 2019 à la faveur de l’ouverture des centres d’El Oued, de Tizi-Ouzou, d’Adrar et de Béchar, équipés de 12 accélérateurs, a déclaré à l’APS le Dr. Fourar, à l’occasion du mois rose de lutte contre le cancer de sein, rappelant l’existence de 41 services de consultation et 71 unités de chimiothérapie au niveau national.

Pour sa part,  le chef du service d’oncologie du Centre Pierre et Marie Curie (CPMC), Pr. Kamel Bouzid a expliqué la pression sur les centres d’Alger et de Blida par « la hausse des malades, soit 10.000 nouveaux cas chaque année », précisant que « toutes les malades du cancer du sein nécessitent une chimiothérapie, contrairement aux autres types de cancers, dont uniquement 40% de cas en demandent ».

Il a appelé, dans ce sens la Caisse nationale des assurances sociales (CNAS) et la Caisse nationale de sécurité sociale des non-salariés (CASNOS) à la prise en charge les patientes à travers la conclusion de conventions avec les centres privés comme c’est le cas pour l’insuffisance rénale ou la chirurgie cardiaque, soulignant que « seuls les personnels de l’Education national, de la Sonatrach et de la DGSN bénéficient des prestations des structures privées ».

S’agissant de certains médicaments innovant destinés au traitement du cancer, le Pr. Bouzid a fait savoir que ces produits seront disponibles en Algérie en 2019 et que la tutelle a choisi, pour leur administration, 5 centres types à l’est, à l’ouest, au centre et au sud du pays mettant l’accent sur « l’importance d’assurer le suivi et le bon contrôle pour protéger les malades contre leurs effets secondaires ».

Pour sa part, la présidente de l’Association « El-Amel » d’aide aux personnes atteintes du cancer, Hamida Kettab a déploré les longs délais pour l’accès à la radiothérapie, relevant que « les patiente attendent, après la chimiothérapie, 6 à 7 mois pour avoir un rendez-vous ».

Exprimant le souhait de voir réglé le problème de surcharge sur le CPMC d’Alger et le centre de Blida avec l’ouverture des nouveaux centres, Mme Kettab a plaidé pour « des solutions d’urgence » à travers le recours aux centres du secteur privé -qui demeurent inaccessibles pour les familles à faible et moyen revenus- et pour leur intégration dans le réseau de soins remboursables par les Caisses d’assurances sociales en attendant l’ouverture de ces centres en 2019.

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