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Vous connaissez le Carnaval de Rio, découvrez le Carnaval « Ayrad » de Tlemcen !

Algérie – « Des dizaines de « Lions », des hommes déguisés avec des masques et tenues confectionnés avec des peaux de mouton et de chèvre, qui se battent pour sauver une lionne »…

C’est ce que met en scène tradition Senousienne dans le carnaval d’Ayrad. Ce dernier est l’évènement-phare dans les festivités réservées à la célébration de Yennayer. Il draine chaque année, jusqu’à 3.000 visiteurs, notent les organisateurs.

Cette année, c’est à Oran qu’est célébré le carnaval « Ayrad ». A l’ancienne et dans les pures traditions de la région de Beni Sensous (Tlemcen), avec des costumes confectionnés avec des toisons de mouton et de chèvres.

L’association culturelle d’Oran « Numidia », qui se charge de la préparation des festivités pour la célébration de « Yennayer » a fait venir des membres d’une association, basée à Beni Senous, spécialisée dans la préservation et la promotion du patrimoine amazigh, pour chapeauter les préparatifs.

La troupe constituée par une dizaine des membres des deux associations « Art-Actif » et « Bab Lekhmis », avec leurs déguisements, sillonne le centre-ville d’Oran, accompagnés par des dizaines d’autres participants en carnaval, habillés en tenues traditionnelles.

Carnaval « Ayrad ; du folklore au grand public…

Le président de l’association « Art-Actif »», Samir Zemmour, également dramaturge et metteur en scène, s’est dit très intéressé par ce que propose les membres de l’association « Bab Lekhmis ». Ces derniers, dit-il, ont monté un spectacle « vraiment à l’ancienne ». Bien qu’il ait salué les efforts de cette association, il a estimé qu’il est temps de sortir le carnaval Ayrad, du folklore, et de proposer des versions plus recherchées, plus scénarisées et donc plus attractives pour le grand public.

« Les costumes sont très basiques », considère-t-il, ajoutant qu’il serait intéressant d’impliquer des artistes et créateurs pour proposer des déguisements plus élaborés, plus attractifs visuellement. « Il serait également intéressant de se pencher sur l’écriture du spectacle, pour proposer quelque chose de plus scénarisé », ajoute-t-il.

« C’est ainsi que beaucoup de genres théâtraux ont évolué à travers le monde », souligne M. Zemmouri. Il note que « Ayrad » peut être considéré comme une variété du théâtre de rue, ou de la halqa, tel qu’il est connu localement.

Entre la tradition et les perspectives, le carnaval « Ayrad », reste un évènement qui enchante les populations. Et commence à sortir de son berceau de Beni Senous, pour être célébré dans différentes régions de l’ouest.

Lyes S. / Avec APS

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