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Centrafrique: une vingtaine de morts en deux jours à Bangui lors de heurts entre Seleka et habitants

 Une vingtaine de personnes ont été tuées  samedi et dimanche à Bangui lors d’affrontements entre des habitants et des  éléments de la coalition Séléka au pouvoir depuis le 24 mars, d’après des  sources médicale, policière et des témoins.    "On n’a pas tous les détails sur les victimes, mais d’après ce que nous  avons vu, et les informations qui nous sont parvenues des autres formations  sanitaires, on approche déjà 20 morts", a affirmé une source de la morgue de  l’hôpital communautaire de Bangui.    "Les premières informations en notre possession et celles fournies par la  Croix-rouge font état de près de 20 morts et plusieurs dizaines de blessés dans  les deux arrondissements. Un bilan encore provisoire", selon une source  policière.    Selon plusieurs témoins joints par l’AFP, 12 personnes ont été tuées dans  le 7e arrondissement de Bangui (sud de la capitale). Une source policière a  indiqué que les affrontements avaient eu lieu lors d’opérations du Séléka pour  retrouver des armes.    Dans le 7e arrondissement, le maire du quartier Joseph Tagbalet fait partie  des blessés et a été transporté à l’hôpital, selon des témoins. Selon ces  témoins, les tirs ont fait fuir une partie de la population du quartier donnant  sur l’Oubangui que certains ont traversé pour se réfugier au Congo voisin.    "Un élément du Séléka a ouvert le feu sur un jeune qui tenait le  pousse-pousse (avec le corps à inhumer)" et qui est mort "sur le champ", a  affirmé un chauffeur de taxi, Freddy, présent sur les lieux au moment de  l’incident. "Cela a suscité la colère des membres du cortège et des habitants"  du quartier, "des cris et des heurts ont suivi", a-t-il expliqué.    Selon une source de la Croix rouge, quatre personnes sont mortes à  Boy-Rabé, trois autres à Gobongo, deux quartiers du 4e arrondissement (nord de  la capitale). Boy-Rabé avait déjà vécu des moments de tension la semaine  dernière avec des échanges de coups de feu qui n’avaient toutefois pas fait de  victimes mortelles.    D’après un bilan provisoire établi par la Croix-rouge centrafricaine avant  les heurts de samedi et dimanche, les évènements liés à la prise de pouvoir ont  fait 119 morts (civils, militaires et éléments de la Séléka confondus) et 456  blessés.    Le Séléka peine à établir l’ordre dans Bangui depuis sa prise de la ville  le 24 mars et la fuite du président François Bozizé. Les pillages d’éléments  incontrôlés de l’ancienne rébellion ou de bandits se poursuivent dans un climat  de tension. Les habitants vivent dans la peur mais sont aussi excédés par  l’insécurité et les pillages

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