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Chine : Deux jours après l’attentat, Urumqi sous haute surveillance

  Des membres de forces paramilitaires patrouillaient en grand nombre dans de multiples lieux de la métropole, a constaté un journaliste de l’AFP. 

   Deux véhicules ont foncé jeudi matin dans la foule, sur un marché de rue du centre-ville, jetant des explosifs avant que l’un des deux véhicules n’explose. 

Samedi, sur les lieux de l’attentat, des groupes de quatre ou cinq policiers armés se tenaient tous les dix mètres.

   Par ailleurs, des patrouilles policières arpentaient en permanence la rue, chaque policier brandissant un bouclier antiémeute.

   Fermé après l’attaque, le marché de rue, dont les étals de primeurs en plein air attiraient chaque matin une foule compacte, n’était toujours pas rouvert samedi, et l’artère restait interdite au trafic automobile.

   "Tout se passe très bien aujourd’hui!", a cependant assuré une policière à l’AFP, pointant du doigt des boutiques dans les immeubles voisins, fréquentées par des clients.

   "Nous sommes rapidement revenus à une activité normale", abondait le tenancier d’un supermarché voisin, se félicitant de l’importante présence policière. "Désormais, nous ne sommes plus inquiets", a-t-il commenté, sans accepter de fournir son nom.

   Le climat sécuritaire faisait écho à la vaste démonstration de force de vendredi, quand plus d’un millier de soldats et de policiers ont défilé dans les rues d’Urumqi — scandant des slogans aux côtés de voitures de police aux sirènes hurlantes et de blindés militaires.

   Les autorités auraient identifiées, selon les médias d’Etat, cinq des suspects dont quatre seraient décédés au cours de l’attaque et un a été arrêté dans la préfecture de Bayingolin, sud d’Urumqi.

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