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Comptes devises : Quand la BA étale l’archaïsme des banques algériennes !

Algérie – Bien que l’Algérie soit dotée d’un arsenal de textes et d’un dispositif législatif et réglementaire qui consacrent « le droit d’avoir un compte bancaire en devises », force est de constater, que pour de nombreux algériens, le chemin pour en disposer, est truffé d’embûches.

Une situation générée par un mode de gestion révolue. Mais qui semble avoir la peau  dure et bien ancrée dans les US des banques publiques algériennes.  Dans un mea-culpa se voulant une amorce à une nouvelle façon de faire, le Banque d’Algérie (BA) pointe du doigt l’archaïsme dans lequel fait sombrer les établissements bancaires du pays, ce mode de gestion obsolète.

Mot d’ordre des banques : Des obstacles en veux-tu en voilà 

Ainsi, les responsables de la BA, confient  à l’APS que cette liberté d’ouvrir un compte conférée par la loi s’est trouvée « contrariée par un certain nombre d’obstacles. Ces derniers sont  rencontrés par les détenteurs de comptes auprès de certains établissements bancaires ». Ils relèvent ainsi, que l’ouverture des comptes devise au profit des personnes physiques « n’est pas systématique ».

Parmi ces obstacles, ces responsables citent les cas de certaines banques qui refusent d’ouvrir des comptes devises au profit de nouveaux clients. Ou encore exigent l’ouverture d’un compte dinars en parallèle de celui en devises.

Des conversions en dinars sans en aviser les clients !

Dans de nombreux cas, il est arrivé où des banques suspendent le virement. Ou, encore, convertissent automatiquement les sommes reçues en dinars. Plus encore, détaillent-ils, certaines banques exigent de leur clientèle de remplir un formulaire nominatif mentionnant les numéros de chaque billet de banque à verser au moment du versement de billets en devises,

Ils citent aussi les cas de banques qui exigent des justificatifs ou d’autorisation de la BA. Et ce, avant le transfert de devises à l’étranger. Une procédure lourde qui concerne le paiement de certains frais. Tels que les soins ou la  scolarité à l’étranger, ou toutes autres dépenses.

Les épargnants en devises rencontrent également le problème de disponibilité de fonds insuffisante. Souvent constaté lors des demandes de retrait de devises, notamment pour le dollar américain. Mais aussi la non disponibilité des petites coupures de billets de banque de moins de cinquante (50) euros.

Conséquences : 5 milliards de dollars sous le nez des Banques !

En conséquence, ces différentes contraintes n’ont pas permis le développement de l’inclusion financière à travers la collecte de cette épargne devises. Qui constitue, disent-ils, « un apport certain de par le nombre de comptes actifs (4,7 millions de comptes). Mais aussi de par le montant de l’épargne constituée (près de 5 milliards de dollars) et de par le potentiel qu’elle pourrait receler. »

Lire aussi : Vingt banques et neuf établissements financiers activent en Algérie

 

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