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Conflit en Syrie : l’ONU confirme l’utilisation d’armes chimiques à grande échelle

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Un rapport de l’ONU a confirmé l’utilisation d’armes chimiques à cinq reprises en Syrie où l’armée libre syrienne (ALS, de l’opposition armée) en perte de vitesse face aux autres groupes terroristes actifs dans le pays, a subi un nouveau revers après la suspension par Washington et Londres de leurs aides non létales.Sur le terrain des combats en Syrie, des armes chimiques ont été utilisées, de manière probable ou certaine, à cinq reprises dans le conflit syrien, affirme le rapport final des inspecteurs de l’ONU remis jeudi au secrétaire général Ban Ki-moon.Le rapport cite des "preuves" ou des "informations crédibles" qui tendent à prouver cette utilisation dans la Ghouta près de Damas, à Khan al-Assal (près d’Alep, nord), à Jobar (près de Damas), à Saraqeb (nord-ouest) et à Achrafié Sahnaya (près de Damas).Le rapport conclut que "des armes chimiques ont été utilisées dans le conflit en cours entre les parties en Syrie", mais il ne désigne pas les responsables de ces attaques probables à l’arme chimique car il n’entrait pas dans le cadre du mandat des inspecteurs de le faire.Le document confirme ce que disait le rapport préliminaire des inspecteurs, remis le 16 septembre au secrétaire général de l’ONU, à propos du massacre à l’arme chimique commis selon les occidentaux par les forces du gouvernement syrien le 21 août. La mission "a recueilli des preuves flagrantes et convaincantes de l’utilisation d’armes chimiques contre des civils, dont des enfants, à une échelle relativement large dans la région de la Ghouta de Damas le 21 août".En ce qui concerne Khan al-Assal, où pouvoir et opposition s’accusent mutuellement d’avoir employé des armes chimiques, la mission "a recueilli des informations crédibles qui corroborent les accusations d’utilisation d’armes chimiques le 19 mars 2013 contre des soldats et des civils".A Jobar, près de Damas, les inspecteurs ont trouvé "des preuves concordant avec l’utilisation probable d’armes chimiques le 24 août 2013 à une échelle relativement faible contre des soldats", sans toutefois pouvoir être formels, en l’absence notamment d’informations fiables sur le système de lancement de ces armes.A Saraqeb (nord-ouest), "les preuves récoltées suggèrent que des armes chimiques ont été utilisées le 24 août à faible échelle contre des civils", alors qu’à Achrafié Sahnaya (près de Damas), les indices récoltés (témoignages, débris de munitions, échantillons de terre et de sang) "suggèrent" l’utilisation d’armes chimiques le 25 août "à faible échelle contre des soldats", sans encore une fois constituer des preuves formelles, selon les inspecteurs de l’ONU.A Bahhariyé (22 août) et Cheikh Maqsoud (13 avril), les enquêteurs n’ont "pas pu corroborer les accusations" sur le recours à l’arme chimique. A Bahhariyé, les tests sur des échantillons de sang recueillis par le gouvernement syrien "ont été négatifs".Le gouvernement syrien a accusé l’opposition d’avoir eu recours à l’arme chimique à Khan al-Assal, Jobar, Achrafié Sahnaya et Bahhariyé. Les autres incidents suspects avaient été signalés par l’opposition ou par des pays soutenant cette opposition comme la Grande-Bretagne et la France.Le rapport de 82 pages (dont des annexes techniques), remis jeudi soir à Ban Ki-moon par Aake Sellström, un scientifique suédois chef de l’équipe d’inspecteurs, a été transmis aux membres du Conseil de sécurité qui doivent l’examiner lundi prochain. M. Ban doit le présenter vendredi à l’Assemblée générale de l’ONU.En recevant ce rapport, le secrétaire général a rappelé que l’utilisation d’armes chimiques constituait une "grave violation des lois internationales". "Nous devons rester vigilants pour nous assurer que ces armes horribles sont éliminées, non seulement en Syrie mais partout dans le monde", a-t-il déclaré.

L’ASL essuie un revers après la suspension de l’aide militaire non létale

Alors que le rapport de l’ONU affirme que des armes chimiques ont été utilisées à grande échelle en Syrie, l’ASL de l’opposition armée, en perte de vitesse face aux autres groupes terroristes actifs dans le pays, a subi un nouveau revers après la suspension par Washington et Londres de leurs aides non létales.Cet affaiblissement de la rébellion intervient au moment où les préparatifs vont bon train pour réunir le gouvernement syrien et l’opposition autour d’une même table en janvier lors d’une conférence de paix internationale censée trouver une issue à plus de deux ans et demi de conflit qui a fait plus de 126.000 morts en Syrie.Des diplomates ont affirmé à l’AFP que la conférence, prévue initialement à Genève, se tiendrait finalement à Montreux, sur le lac Léman.L’annonce par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne de la suspension de leur aide non létale à la rébellion est survenue après que des hommes armés islamistes se sont emparés d’un passage clé à la frontière turque, des sièges de l’ASL ainsi que de ses dépôts d’armes.Les tensions sont montées entre le Front islamique, créé en novembre par la fusion de sept groupes islamistes, et l’ASL, la coalition rebelle chapeautée par l’opposition en exil, bien que les deux camps veulent la chute du régime.Début décembre, le Front islamique avait annoncé quitter l’état-major de l’ASL, accentuant encore plus le morcellement de la rébellion."L’ASL a perdu d’importants groupes et de combattants avec la création du Front islamique", note Aron Lund, un expert sur la rébellion syrienne basé en Suède.Depuis que la révolte contre le pouvoir en place en Syrie s’est militarisée avec le temps, déserteurs et civils ayant pris les armes se sont regroupés sous l’ombrelle de l’ASL avant que des groupes, notamment islamistes, ne commencent progressivement à agir de manière indépendante.

Montée en puissance des terroristes

La donne s’est compliquée davantage avec la montée en puissance de groupes terroristes qui, tout en combattant les forces gouvernementales sur le terrain, se sont engagés dans des luttes et règlements de compte avec les autres groupes rebelles syriens.C’est justement par crainte de ces groupes appelés de "jihadistes" que les pays occidentaux ont refusé de fournir des armes aux rebelles, de peur qu’elles ne tombent aux mains des extrémistes.A l’été, les Américains avaient annulé une frappe contre le gouvernement syrien accusé d’avoir mené une attaque chimique près de Damas ayant fait des centaines de morts, au grand dam des rebelles qui espéraient un changement dans l’équilibre de forces. Depuis, les insurgés ont subi revers après revers, l’armée reprenant un grand nombre de leurs bastions notamment autour de la capitale.Le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel, a affirmé jeudi que les récents revers de l’ASL constituaient un "gros problème" et assuré que les Etats-Unis continueraient de soutenir ce groupe. Il a indiqué que Washington avait décidé de suspendre ses livraisons d’aide non létale le temps d’évaluer quels étaient les groupes qui ont la maîtrise des dépôts d’armes et des points de passage à la frontière turque.

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bilel messoudi

Journaliste-Rédacteur du site web ALG24 depuis décembre 2014
Dans la presse électronique depuis avril 2009. Spécialisé dans l’information de sports .
adresse: cité 722 logement sidi yaya – hidra alger
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