Sports

Conflit gazier russo-ukrainien: l'Europe centrale frappée de plein fouet

  •    Les pays principalement concernés sont l’Autriche, qui dispose de l’une des trois plus importantes plateformes gazières d’Europe continentale, la Bulgarie, la Hongrie, la Roumanie, la Croatie, la Macédoine, ainsi que la Grèce et la Turquie.
  •  
  •    Tous doivent puiser dans leurs réserves pour compenser la brutale chute de l’approvisionnement en gaz russe, dont nombre de pays sont fortement dépendants, et cela alors que les températures ont sensiblement baissé dans toute l’Europe (jusqu’à -26 degrés à Leipzig, dans l’est de l’Allemagne) un phénomène météorologique qui provoque une hausse de la consommation.
  •  
  •    C’est la société ukrainienne Naftogaz qui a annoncé la réduction drastique des livraisons, à 92 millions de m3/jour contre 221 millions de m3 lundi.
  •  
  •    Dans la foulée, la Bulgarie, qui assure le transit du gaz russe vers la Macédoine, la Grèce et la Turquie, confirmait l’information, suivie par la Hongrie, la Roumanie et la Croatie.
  •  
  •    En revanche, en France, selon le PDG de GDF Suez, Gérard Mestrallet, le conflit gazier russo-ukrainien "n’a aucun impact sur les approvisionnements".
  •  
  •    Pour sa part, l’Allemagne, par la voix de son ministre de l’Economie, Michael Glos, a appelé mardi dans la presse à la reprise des négociations entre la Russie et l’Ukraine sur le gaz. Il devait recevoir mardi le vice-président de Gazprom, Alexandre Medvedev, en tournée européenne pour défendre le point de vue russe.
  •  
  •    La baisse des livraisons de gaz russe en direction des pays de l’Union européenne au cours de la nuit représente un changement "radical" de la situation, a estimé mardi le ministre tchèque de l’Industrie et du Commerce, Martin Riman, lors d’entretiens à Kiev, alors que son pays assume la présidence semestrielle de l’Union européenne.
  •  
  •    Au cours d’une entrevue lundi avec le patron du groupe russe Gazprom, Alexeï Miller, le chef du gouvernement russe, Vladimir Poutine, lui avait demandé d’entamer dès mardi des réductions de livraison de gaz.
  •  
  •    La Russie a coupé le 1er janvier l’approvisionnement en gaz de l’Ukraine, faute d’un accord sur le prix des livraisons pour 2009 et sur des arriérés de paiement. Or Moscou fournit aux Européens 40% de leurs importations gazières, qui transitent à 80% par l’Ukraine.
  •  
  •    Moscou et Kiev se rejettent mutuellement la responsabilité, la Russie accusant l’Ukraine de "voler" une partie du gaz russe transitant sur son territoire vers le reste de l’Europe, tandis que l’Ukraine dénonce "les prix prohibitifs" exigés.
  •  
  •    Le conflit fait craindre une répétition du scénario de 2006, quand le différend russo-ukrainien avait fortement perturbé l’approvisionnement de plusieurs pays d’Europe.
  •   
  • Ennahar/ AFP  

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close