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Contribution de l'Algérie dans l'édification de l'UMA

L’Algérie a réaffirmé jeudi par la voix de son chef de la diplomatie, Ramtane Lamamra, que l’édification de l’Union du Maghreb arabe qui célèbre cette année le 25e anniversaire de sa création, constitue l’un des socles sur lesquels repose sa politique extérieure.L’Algérie a, depuis la création de l’UMA en 1989, sans cesse appuyé ce projet auquel elle a "accordé l’intérêt qu’il mérite pour la réalisation de ses objectifs tout en oeuvrant à parachever ses structures et instances, de même qu’elle a honoré tous ses engagements dans le cadre de cet ensemble".L’Algérie a présidé l’UMA d’avril 1994 à la fin 2003, l’une des périodes qui a coïncidé avec une conjontures des plus diffciles vécues par l’Union,puisque le processus d’édification maghrébine avait failli s’effondrer après l’appel de certaines parties de geler ses activités alors que d’autres ont refusé d’en assurer la présidence tournante.Malgré ces entraves, l’Algérie avait entrepris en 2001 de réactiver l’action maghrébine commune en convoquant deux sommets, en juin 2002 et en décembre 2003.L’Algérie tenait également à garantir l’intégration économique maghrébine en appelant à réformer l’UMA dans son ensemble et à relancer le processus maghrébin sur des bases saines.L’Algérie a lancé en 2003 un projet d’un ensemble économique maghrébin commun susceptible de favoriser l’intégration économique de la région et de concrétiser la complémentarité en mettant l’accent sur l’approche économique pour transcender les problèmes politiques.Cette initiative de l’Algérie visait à faire de l’UMA un espace économique unifié et un pôle actif contribuant à la réalisation des projets stratégiques, notamment dans les domaines des infrastructures, des ressources en eau, de l’agriculture et des énergies renouvelables pour réaliser l’intégration et la complémentarité entre les pays de la région.

Dans le cadre de ses efforts pour l’édification d’un espace cohérent avec son Histoire et actif dans son environnement, l’Algérie a conféré une dimension maghrébine à ses projets nationaux de développement, partant de sa conviction que ses mégaprojets stratégiques contribueront à l’intégration et à la complémentarité économique maghrébine.Parmi ces projets, figurent notamment l’autoroute est-ouest, la réalisation de réseaux électriques et de lignes téléphoniques en fibres optiques entre l’Algérie et la majorité des pays de l’UMA, l’extension du réseau ferroviaire et la réalisation de gazoducs entre l’Algérie et l’Europe via la Tunisie (Transmed) et via le Maroc (GME).Dans le cadre des mêmes orientations, l’Algérie a veillé à intensifier la coordination et la concertation avec les pays du Maghreb au sujet de plusieurs questions régionales et internationales pour parvenir à des positions unifiées autour de questions qui concernent la lutte antiterroriste, l’immigration clandestine, et le dialogue équilibré avec les ensembles régionaux et internationaux, au mieux des intérêts de la région.Dans le souci de traiter la question de la sécurité dans la région du Maghreb, une réunion du conseil des ministres des Affaires étrangères des pays de l’UMA a été convoquée le 09 juillet 2012 à l’initiative de l’Algérie. Elle a été consacrée à l’examen de la problématique de sécurité dans la région et à la définition des principes généraux d’une politique de sécurité maghrébine commune.Dans la déclaration ayant sanctionné la réunion, les participants avaient souligné "le terrorisme et le crime organisé, y compris le trafic de drogue, d’armes, les migrations clandestines, les groupes criminels armés, le financement du terrorisme sous toutes ses formes ainsi que le phénomène du blanchiment d’argent constituent des menaces pour la paix au Maghreb, en Afrique et en Méditerranée".Animée de la volonté de concrétiser le projet de Banque maghrébine pour l’investissement et le commerce extérieur (BMICE), l’Algérie a entrepris à la fin 2010 une opération de souscription et a apporté une contribution de l’ordre de 7,5 millions de dollars.L’Algérie contribue régulièrement aux budgets des différentes institutions maghrébines et abrite le siège du conseil consultatif maghrébin.L’Algérie a ratifié 29 conventions sur 37 conclues dans le cadre de l’Union.Dans ce sens, l’Algérie a présenté ces deux dernières années une série de propositions pour développer l’action intermaghrébine en transcendant les différends conjoncturels et en affichant une véritable volonté politique pour l’édification de l’espace maghrébin, conformément à une approche pragmatique tenant compte des intérêts de tous les pays membres.Les propositions ont concerné la préparation du terrain aux opérateurs économiques et aux hommes d’affaires pour construire un marché maghrébin commun, en renonçant aux visions exagérées, outre la réforme de tout le système de l’UMA et la révision du principe de consensus et des conventions maghrébines dépassées.L’approche algérienne repose également sur l’importance d’allier la coopération bilatérale à la coopération maghrébine et d’avancer à pas sûrs vers le renforcement des acquis démocratiques, outre l’implication des associations et ONG et unions professionnelles dans les activités de l’Union.Elle porte également sur le développement de la performance des institutions maghrébines et la garantie des conditions idoines susceptibles de permettre au citoyen maghrébin de cueillir les fruits de l’action commune sur le terrain.

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