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Corps dans une rivière à Alep: probablement des exécutions du régime syrien

 
     Human Right Watch soupçonne le régime  syrien d’être l’auteur de l’exécution de 147 hommes dont les corps ont été  repêchés en début d’année dans une rivière à Alep, dans le nord de la Syrie.    "Au moins 147 personnes dont les corps ont été trouvés dans une rivière à  Alep entre janvier et mars 2013 ont été probablement exécutées dans des régions  contrôlées par le gouvernement", affirme dans un communiqué diffusé mardi cette  organisation des droits de l’Homme, basée à New York.    HWR déclare s’être rendu sur les lieux où les corps ont été retrouvés,  avoir interrogé des habitants et des militants les ayant découverts, un médecin  légiste ayant examiné les dépouilles, 18 familles des victimes et passé en  revue 350 photos et vidéos des morts.    Il en ressort, selon cette organisation, que "beaucoup de victimes  présentent des signes prouvant qu’elles ont été détenues et exécutées, comme  les mains attachées derrière le dos, des blessures par balle à la tête et des  baillons sur la bouche".    "Ces corps flottant dans une rivière d’Alep est une histoire épouvantable",  indique Ole Solvang, chercheur à HRW.     "Bien que l’enquête de HRW ne soit pas terminée concernant ceux qui ont  commis les exécutions et sur leurs motivations, l’endroit où ont été découverts  les corps et les informations recueillies sur les victimes indiquent que les  exécutions se sont produites dans des régions contrôlées par le gouvernement",  ajoute l’organisation.    Les militants locaux ont indiqué à HRW avoir retiré du fleuve Queiq 230  corps entre le 29 janvier et 14 mars, mais l’organisation des droits de l’Homme  a été en mesure de dénombrer 147 victimes, tous des hommes âgés entre 11 et 64  ans.    La rivière, qui coule du nord au sud, traverse les lignes de démarcation  divisant Alep entre le nord-ouest, contrôlé par les forces gouvernementales, et  le sud-est aux mains des rebelles.     Selon les habitants, cette ligne de partage est restée relativement fixe  depuis que les forces de l’opposition se soient emparées d’une partie  significative de la ville en juillet 2012.    L’agence officielle Sana avait annoncé le 30 janvier, le lendemain du jour  où les premiers corps avaient été retrouvés, que le ministère syrien des  Affaires étrangères avait adressé une lettre à l’ONU accusant les jihadistes du Front al-Nosra d’être responsables de ces exécutions.    "Ce rapport ne donnait aucune explication à part le fait que les corps  avaient été trouvés dans des zones contrôlées par l’opposition", assure HRW.    "Ces exécutions souligne la nécessité urgente de mener une enquête  objective et impartiale", a souligné M. Solvana qui demande aussi que le  gouvernement syrien laisse entrer la commission d’enquête de l’ONU et que le  Conseil des sécurité de l’ONU transfert le dossier de la Syrie devant la Cour  pénale internationale". 

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