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Coupe des Confédérations – L'Egypte à la conquête du monde

  •    Cet effacement international de la meilleure sélection africaine reste un mystère. Alors que le Cameroun (quarts de finaliste du Mondial-1990), le Sénégal (quarts en 2002), le Maroc (8e 1986), le Nigeria (8e 1994) et le Ghana (8e 2006) ont déjà brillé en Coupe du monde, les Pharaons aux six couronnes continentales restent sur deux maigres participations, dont une quasi invitation en 1934, après une formalité contre une sélection de la Palestine mandataire (7-1/4-1).
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  •    En 1990, l’Egypte des jumeaux Hassan avait quitté l’Italie dès le premier tour, sans rougir, mais en pleurant beaucoup, à l’image d’Hossam Hassan sur l’épaule de Magdy Abdleghani, l’imposant barbu des Pharaons, après un fatal 1-0 contre l’Angleterre.
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  •    Mais depuis, rien, alors que l’Egypte a entre-temps ajouté trois CAN à son palmarès (1957, 59, 86, 98, 2006 et 2008). Sur la route du Mondial-2006, elle s’est par exemple contentée du rôle d’arbitre, éliminant le Cameroun d’un 1-1 final à Yaoundé au profit de la Côte d’Ivoire. Et la campagne 2010 est mal engagée, après la défaite concédée dimanche en Algérie (1-3).
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  •    Une absence sur la scène mondiale d’autant plus difficile à expliquer que l’Egypte règne aussi sur le football de clubs en Afrique. Al-Ahly le Caire a remporté trois des quatre dernières Ligues des champions (2005, 06 et 08), même s’il vient de se faire éliminer de l’édition 2009.
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  •                          Aboutrika, la vedette
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  •    Le Championnat d’Egypte, professionnel et structuré, permet de retenir les meilleurs joueurs dans les grands clubs du pays (surtout Al-Alhy et son rival cairote, le Zamalek). Ils forment l’ossature de la sélection, ce qui explique sa force et la cohérence de son jeu.
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  •    Depuis quatre ans, l’équipe repose sur un noyau dur: Mustapha El-Hadary, gardien et capitaine, Wael Gomaa (Al-Ahly) en défense, et Barrakat (Al-Ahly) au milieu. La vedette reste Mohamed Aboutrika, boudé par la CAF (Confédération africaine) qui lui a préféré Emmanuel Adebayor (qui n’a même pas participé à la CAN-2008!), élu joueur africain de l’année écoulée.
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  •    Seuls les deux attaquants, Mohamed Zidan (Dortmund/GER) et Amr Zaki (Wigan/ENG), évoluent à l’étranger, quand les autres sélections africaines alignent quelques fois onze "Européens" au coup d’envoi, des joueurs rôdés aux compétitions les plus relevées, physiquement, tactiquement et mentalement.
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  •    Avec ses doubles champions d’Afrique, l’Egypte tient pourtant une génération exceptionnelle. Elle a explosé au début de l’année 2006, en remportant la CAN au Caire pour la troisième fois (comme en 1957 et 86), après la fin des qualifications pour le Mondial-2006.
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  •    Si les Pharaons rataient encore la prochaine Coupe du monde, le paradoxe se renforcerait. Ils savent ce qu’il leur reste à faire, et cela commence par une bonne prestation lors de la Coupe des Confédérations.
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  • Ennaharonline/ AFP

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